Séminaire gouvernemental : « On juge le maçon au pied du mur »

lundi 18 septembre 2017 Politique


La semaine écoulée, le Gouvernement gabonais s’est à nouveau retrouvé quelque part dans la République, non loin de Libreville, nous rappelant les conseils des ministres décentralisés du début du premier mandat d’Ali Bongo Ondimba, pour officiellement, se pencher sur le cas des populations que la réalité dit vivre en grande partie en dessous du seuil de pauvreté. Peu importe le crédit que lesdites populations ont accordé à cette rencontre, ce qui importe surtout pour elles, nous l’affirmons sous leur couvert, c’est que la volonté politique, si volonté politique il y’a, cède la place au travail politique, à défaut d’aller de pair l’une avec l’autre.

Combien de fois n’a-t-on pas entendu que le Gouvernement se réunissait pour sauver, selon ses propres termes, le Gabon, plus que jamais victime du marasme socio-économique ? Et pourtant, il reste toujours bien des insuffisances relevées dans la gouvernance, ce qui n’est pas sans conséquences pour les populations dont la majorité sombre sous le faix de la paupérisation. Que manque-t-il aux gouvernants pour relever le défi ? Question qui mérite d’être posée, ce d’autant plus que ce ne sont pas eux-mêmes les membres de l’équipe d’Emmanuel Issoze Ngondet qui exprimeront le contraire.

Eux, qui, une énième fois se retrouvent comme s’ils ne l’avaient déjà pas suffisamment fait, démontrant à suffisance qu’ils pèchent encore essentiellement sur la matérialisation du projet de société du chef de l’Etat gabonais « l’Avenir en confiance » qu’il pensait dérouler depuis son arrivée à la tête du Gabon. Le contexte sociopolitique et même économique s’y prête-t-il ? Si ! Peut-on répondre, car, malgré l’annonce à grand renfort de publicité de la crise multiforme et multisectorielle au Gabon, le pays reste celui parmi tous ceux de la zone Cémac qui dispose de plein de richesses qui ne seraient pas toutes atteintes du syndrome du pétrole.

Et qu’à ce titre, il devrait mieux que les autres, servi qu’il est également par sa faible démographie, aborder sinon traverser ladite crise. Serait-ce les sorties monstrueuses de deniers qui constitueraient avec tant d’autres faiblesses, les raisons des désagréments jusqu’ici connus par les Gabonais ? Si c’en est le cas, comptons sur l’opération « Mamba » de moralisation de la vie publique en partie pour tenter ramener la sérénité dans les cœurs.

Osons changer de paradigmes !

Les autorités gabonaises qui sont les seules à savoir ce que le peuple pensent aujourd’hui d’elles, devraient être également les seules à posséder les moyens dont la mise en œuvre les conduirait vers une crédibilisation plus accrue et permettrait, cela va de soi, au pays de s’inscrire sur la voie de la relance qu’elles prônent ces temps derniers. Ceci exige d’elles qu’elles procèdent chacune à son niveau au nettoyage des écuries si tant est, comme l’a relevé le Président de la République, qu’elles font, elles-mêmes, partie du mal gabonais. Oui, le développement est d’abord affaire de comportement avant que d’être affaire structurelle. Dans quel pays a-t-on remarqué en effet une évolution qui ne provienne pas de l’homme ?

Il y a donc lieu d’avancer qu’il s’agit ici de se faire violence en s’oubliant pour se remettre, comme cela s’est fait dans le passé dans les grandes civilisations, au service de la communauté et non à son propre service, ce qui aurait le mérite de resserrer les liens entre ceux d’en-haut et ceux d’en-bas, liens que l’on dit plus ou moins rompus. Une question est sure et ne demande qu’une simple réponse, à savoir qu’attendent les Gabonais de leurs autorités ?

Très peu de choses, croyons-nous savoir : du travail, l’éducation, la santé et un logement pour tous, en somme, de la dignité. Veut-on nous dire que l’on n’est pas capable ou que le pays peine encore à ne pas satisfaire lesdites attentes ? Que faire alors pour y arriver afin que l’amorce d’une solution soit désormais perceptible ? Voilà ce à quoi doivent nécessairement réfléchir les membres du Gouvernement gabonais à l’heure qu’il est.


Dounguenzolou

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