SEEG : Quand caprices et vieillissement en font trop !

mardi 12 avril 2016 Société & environnement


Libreville, la capitale gabonaise, est certes comme la plupart, sinon toutes les villes du Gabon, une ville bâtie sur l’improvisation, mais de là à ce qu’elle ne soit pas conçue jusqu’à ce jour sur les modèles des villes modernes en ce qui concerne par exemple l’habitat et ses pendants que sont l’adduction d’eau et l’approvisionnement en électricité, sidère plus d’un. En effet, une grande partie de la population est restée, si elle ne l’est encore, privée de ces deux produits vitaux des semaines durant au point, une fois de plus, de constituer des désagréments que celle qui parie qu’elle est là pour faire que l’eau et l’énergie soit une réalité pour tous, est loin d’assumer ! C’est à son habitude même si de l’intérieur, il se dit avec insistance que des efforts sont à fournir pour satisfaire la clientèle à laquelle ceux qui soutiennent ce point de vue, accordent du crédit en connaissance de cause.

« Pourquoi autant de délestages, alors que l’on sait surtout les pays sahéliens que nous avons visités coutumiers de la pratique pour des raisons indépendantes de leur volonté : ils appartiennent à un espace géographique qui les prédispose à n’avoir pour la plupart de l’eau que pendant trois mois l’année, pendant que les nôtres, placés sous l’Equateur, ont gracieusement le précieux liquide neuf mois sur douze ». Ainsi, s’exprime un librevillois révolté par la dernière coupure d’électricité qui a affecté pas plus tard qu’hier, les habitants et ménages de son quartier dont la configuration n’a rien à envier à celle des autres de la ville
.

S’il s’est ainsi exprimé, cen’est pas tant parce qu’il manque de l’« H2 O » sur le territoire national, mais parce qu’il ne comprend pas que font les autorités qui ont consenti à céder la Seeg au groupe français Véolia, entendu que des particuliers gabonais encore dans le manège actionnarial, seraient ceux- là mêmes, qui, avec leurs amis de l’Hexagone, n’ont pas cru bon d’investir depuis des lustres, pensant que le pays allait continuer de demeurer cette vache à lait nourrissant les plus « imbéciles » des gens portés vers le lucre et le luxe.

Tel ne devrait plus être le cas aujourd’hui quand on sait les cris fusant de partout à l’annonce d’une nouvelle chute du coût du baril de pétrole ! Le reproche est le même que l’on fait à Dame Véolia, c’est celui de n’avoir pas suffisamment mis du temps à effectuer son étude de terrain pour se rendre à l’évidence que, faute de politiques publiques décentes, des villes comme celle de Libreville allait connaître une poussée ou un développement hors- norme, au point de la gêner dans ses prévisions qu’elle n’a même pas eu le temps d’expliquer, à plus forte raison d’expérimenter, elle, pour qui seul compte le chiffre d’affaires.

La question est celle de savoir, combien de temps, les Gabonais vont- ils encore vivre cette forfaiture de plus et quelle peut être à juste titre leur réaction face aux innombrables désagréments occasionnés par des coupures intempestives d’électricité sans explication aucune de surcroît qui n’anoblissent pas l’image des dirigeants qui ont tout intérêt après, avoir flanché sur de nombreux points sensibles, à tenter de réhabiliter leurs compatriotes par la mise en place de politiques sociales, incluant l’énergétique, dignes de ce nom pour que ces derniers osent penser, comme le dit le chef de l’Etat, que demain sera meilleur qu’aujourd’hui !


Dounguenzolou

Vos commentaires

  • Le 14 avril à 17:18, par oyane En réponse à : SEEG : Quand caprices et vieillissement en font trop !

    Jusqu’à quand ? Mais jusqu’à ce que les gabonais mourons de soif d’eau, jusqu’à ce qu’il y aura assez de victime qui feront office de sacrifice pour les dieux des franc maçons ainsi garantir un deuxième mandat.

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  • Le 14 avril à 17:13, par mengue En réponse à : SEEG : Quand caprices et vieillissement en font trop !

    La SEEG n’est pas responsable du développement anarchique de Libreville.
    La croissance d’une ville se planifie mais n’est pas du ressort des ingénieurs de la Seeg.

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  • Le 14 avril à 17:09, par ibrahim En réponse à : SEEG : Quand caprices et vieillissement en font trop !

    au Gabon, c’est l’Enfer, tout court ! Pourquoi pensez-vous qu’Ali Bongo fuit tant le pays dans sa foultitude de déplacements qui coûte cher aux contribuables que nous sommes et qui n’apporte rien au pays ? Lui-même sait qu’au Gabon en ce moment on étouffe ! Et ça prétend diriger le pays. Ah oui c’est vrai que le véritable président du Gabon c’est le béninois Acrombessi.Par conséquent, Ali Bongo peut continuer à se balader tranquillement.

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  • Le 14 avril à 17:03, par hortence En réponse à : SEEG : Quand caprices et vieillissement en font trop !

    la présidentielle de 2016 (promesses des barrages et autres non tenues) et la concession qui s’achève en 2017, fallait forcément s’entendre…

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  • Le 14 avril à 17:01, par florence En réponse à : SEEG : Quand caprices et vieillissement en font trop !

    La seeg toute seule est limitée…

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  • Le 14 avril à 10:19, par Bouda Micke En réponse à : SEEG : Quand caprices et vieillissement en font trop !

    Pour ceux qui pensent que la France ou les français nous aiment, voilà comment ils se moquent de nous. Si elle trouve son intérêt avec l’opposition elle va faire avec elle, et si c’est avec la majorité, elle va faire avec eux. La France agit comme une pute qui ne voit que ses intérêts.

    Voici la SEEG, tout est vétuste mais elle ( la France) ne change rien, juste sucer et se sucrer au Gabon.

    Aucune usine créée par la France comme signe de coopération rien. Et on dit...la France la France, la France...oui vive la France au Gabon.

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