SEEG : Les perspectives ?

mardi 5 septembre 2017 Economie


Une « grosse usine », du financement pour connecter en tuyau Ntoum et Kango pour tirer l’eau depuis le Komo au profit des populations, la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) a conscience que son projet à long terme ne peut aboutir qu’à condition de trouver le financement nécessaire.

A Libreville et ses environs, la demande en eau potable ne faiblit pas. Et pour cause, le boom démographique dépasse aujourd’hui les prévisions de la Société d’énergie été d’eau du Gabon (SEEG), et ce, malgré les investissements réalisés ces dernières années. « Nous avons fait des efforts importants ces dernières années pour améliorer notre capacité de production d’eau », explique le Directeur général, Antoine Boo dans une interview accordée au quotidien l’Union. Lesquels efforts portent sur la mise en service du projet CimGabon 2 qui cumule une tranche supplémentaire de production d’eau évaluée à 36 000 m3/jour, soit l’équivalent de 190 000 habitants.

Il faut noter que les investissements des dernières années ont permis à des nouveaux foyers d’accéder à l’eau potable même si les fuites journalières associée à la baisse de production (de l’ordre de 240 000 m3/jour contre actuellement 210 000 m3) pèsent sur les ménages librevillois. « Déjà avec nos 240 000 m3/jour en temps normal, on a du mal à approvisionner certains quartiers, parce que la production n’est pas suffisante », précise le Directeur général. Pour palier ces difficultés, la SEEG ambitionne de porter sur les fonds baptismaux d’une nouvelle et plus grosse qui pomper l’or bleu directement dans le fleuve Komo à Kango, dans l’Estuaire.

Quid de la future usine ?

« Pour le futur, on a besoin d’une grosse usine. Sans cette grosse usine, nous arriverons à rien », projette le Directeur général de dame SEEG. Ce projet est un impératif pour Antoine Boo, surtout que l’usine tirera l’eau d’une source intarissable, le Komo. Cette usine sera reliée aux sites de production de Ntoum qui desservent Libreville et ses environs en eau. Avec un investissement estimé entre 120 et 150 milliards de francs CFA, la SEEG qui a des problèmes de trésoreries en raison des dettes de l’Etat est dans une situation des plus compliquées.


Michael Moukouangui Moukala

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