Sécurité routière au Gabon : Une problématique sournoise !

lundi 7 mars 2016 Société & environnement


C’est un secret de polichinelle de dire que les routes gabonaises sont extrêmement meurtrières ! On en veut pour preuve les cadavres jonchant les morgues des structures hospitalières à la suite d’accidents de circulation. Absence de panneaux de signalisations, défaillances mécaniques, mauvais tronçons routiers, inexistence de trottoirs, conduite en état d’ivresse, délivrance anarchique des permis de conduites etc. Bref, la liste des facteurs explicatifs des accidents de la circulation est loin d’être exhaustive.

Les transports sont considérés comme un pan important de l’économie du pays, car jouant un rôle prépondérant dans le développement des échanges voire la mobilité des biens et personnes. Avec environ 1451 kilomètres de routes bitumées, le Gabon est l’un des pays où les routes tuent presque qu’autant que le VIH/SIDA. Et pour preuve, les statistiques indiquent au moins de 250 décès et 1500 blessés, par an. Dans la même foulée, il convient de souligner que les frais médicaux, funéraires et indemnisations diverses se chiffrent à pas moins de 21 milliards de nos F CFA. Des chiffres alarmants !

Quid de l’éradication des accidents de circulation ?

A cette interrogation, il convient de souligner que les membres du Conseil Economique et Social (CES) réunis en session ordinaire du 16 février au 3 mars dernier ont esquissé à l’endroit de la représentation nationale et du gouvernement quelques pistes de solutions qui pourraient à n’en point douter inverser véritablement la tendance. Pour le CES, le gouvernement doit dans un premier temps prendre à bras le corps le phénomène des accidents de circulation.

Concrètement, les membres du CES préconisent l’application rigoureuse de la règlementation en matière de circulation routière (les testes d’alcoolémies et l’installation des radars), la reprise des activités de la commission des retraits de permis de conduire, l’interdiction des vitres teintées, la création d’une autorité de coordination des acteurs intervenants dans le domaine de la circulation et la sécurité routière, la création d’un fond pour la sécurité routière financé par les partenaires et opérateurs privés (les assurances, les concessionnaires et transporteurs), la refonte du système de formation des acteurs du secteur, la réforme du système de délivrance du permis de conduire, l’organisation et la multiplication des campagnes d’information, d’éducation et de sensibilisation des populations sur la sécurité routière ainsi qu’un enseignement adapté dans les écoles, l’aménagement sur les routes des dispositifs de sécurité (passerelles pour piétons, accotements, glissières et ralentisseurs) et la mise en place et la réhabilitation de la signalisation sur l’ensemble du réseau routier et son entretien régulier.

L’ensemble de ces éléments réunis permettra d’atténuer le nombre d’accidents tout en rendant nos routes moins dangereuses…


Tony Muru

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