Scandale de la viande avariée du Brésil : Le Gabon suit la vague des mesures de précaution

jeudi 30 mars 2017 Société & environnement


Le Gabon par l’intermédiaire de son ministère de l’Agriculture vient d’annoncer la suspension des importations en provenance des fournisseurs impliquées dans le scandale de la viande avariée du Brésil.

A l’exemple de bon nombre de pays, le Gabon vient à son tour d’interdire de manière provisoire, l’importation de viande en provenance du Brésil. La mesure qui surgit plus d’une semaine après que le scandale ait été déclenché au niveau international vise à minimiser les « risques non négligeables d’introduction directs et indirects de ces produits sur le territoire national ».

A cet effet, le ministère de l’Agriculture annonce l’ouverture d’une enquête sanitaire générale menée par l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (Agasa) pour évaluer les risques liés à l’importation de ces produits et leur commercialisation, le renforcement des contrôles liés à ces produits aux frontières, le refoulement systématique des cargaisons et produits alimentaires carnés et enfin, le rappel et la saisie conservatoire des produits présents sur le territoire pour des investigations analytiques dans des laboratoires.

La viande, produit de consommation courante

Produit ancré dans les habitudes de consommation des gabonais au même titre que le riz, l’huile et bien d’autres, la viande sous toutes ses formes demeure une denrée alimentaire très prisée. En 2009 les importations liées aux viandes et abats comestibles, frais et réfrigérés représentaient à peine 2,3%. Si la France, la Belgique, les Etats-Unis, l’Italie, la Chine, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, le Japon, le Cameroun et l’Espagne demeurent les principaux partenaires à l’importation du Gabon, on note tout de même la grande présence sur le marché local des produits « Made in Brésil » notamment en matière de volaille et produits carnés.

Le pire est-il passé ?

Au Brésil, les autorités notamment, le ministre en charge de l’Agriculture, Blairo Maggi a fait savoir à la communauté internationale par l’AFP que « le pire est déjà passé ». Le ministre mentionne un « problème de corruption et d’individus » qui a affecté toute une chaîne de production. « Nous avons déjà demandé la restitution de tous les containers en transit. Il n’y a aucun risque qu’un pays reçoive de la marchandise en provenance de ces 21 usines, datant des deux derniers mois », a rassuré il y a quelques jours le ministre. Depuis peu, certains pays ont repris leurs opérations d’importation de viande du Brésil. Le problème est-il pour autant déjà réglé ?


Michaël Moukouangui Moukala

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