S’est –on demandé pourquoi tant d’AVC ?

jeudi 1er octobre 2015 Société & environnement


L’accident cardio- vasculaire, la maladie gagne du terrain au Gabon, dans les centres urbains, Libreville la capitale notamment, sans que l’on ne s’interroge suffisamment sur les causes afin de lutter efficacement contre ce mal.

Sans être médecin ou sociologue, deux professions au sein desquelles l’on peut avec plus ou moins d’exactitude déterminer les causes de l’AVC, nous pouvons épiloguer en tant qu’observateur averti sur la question, nos yeux ayant à plusieurs reprises été attirés par le phénomène chez des personnes patientes, parmi elles des voisins ou des proches.

Dire au rythme où vont les choses que l’accident cardio- vasculaire ne constitue pas chez nous un problème de santé publique, c’est réellement en minimiser les conséquences dont la plus fatale est le décès de plusieurs de nos compatriotes.

En effet, sur dix familles ou foyers, près de la moitié, sinon plus aujourd’hui connaissent l’AVC pour des raisons certes diverses, mais à y regarder de très près liées aux conditions de vie et de travail, à la prise en charge sociale plus qu’à autre chose, nous pensons par exemple à l’hérédité.

A côté de vous, vous constaterez si vous faites bien attention de plus en plus de gens stressés, soit parce qu’ils souffrent de maladies telles la tension et le diabète, soit parce qu’ils vivent des quarts d’heure difficiles au sein de leur famille ou foyer ou dans leur environnement professionnel, soit encore parce qu’ils souffrent de se voir spolier ou démobiliser par les décisions gouvernementales n’allant pas le plus souvent dans le sens de leurs intérêts.

 Une maladie aux causes multiples !

Que dire de la mauvaise alimentation qui n’est pas souvent en vue, alors qu’elle constitue à elle seule un argument dont il faut nécessairement tenir compte si l’on veut analyser le phénomène.

Le fait que de nombreux compatriotes vivent avec moins d’un dollar/ jour pour reprendre une expression très usitée désignant souvent des personnes à très faibles revenus, peut être source d’ennuis dans la mesure où il ne permet pas à ces derniers de se prendre en charge correctement et donc de se nourrir comme ils le souhaitent, dire que le Gabon fait partie des pays en Afrique au plus fort Produit intérieur brut, PIB, et Produit national brut, PNB, per capita, c’est- à- dire par tête d’habitant.

Sait- on que la consommation ou alimentation est un facteur déterminant dans l’équilibre de l’être humain et que si elle n’est pas riche, cela peut inéluctablement conduire à des carences qui, elles- mêmes, peuvent se traduire par des maladies de toutes natures ?

 

Nous ne nous limiterons pas au seul fait qui est celui de la faiblesse du pouvoir d’achat sans évoquer l’un des corollaires qui est la dépendance vis- à- vis de l’étranger et le retard observé sur la réalisation du pan du développement portant autosuffisance alimentaire, espérons tout simplement que le projet « Graine » mis en place récemment par les autorités viendra combler le déficit et faire passer le pays du rang de consommateur à celui de producteur.

 Que dire des conséquences souvent fâcheuses ?

La principale conséquence étant que le gabonais pourra à ce moment pourvu que la volonté politique soit au rendez- vous payer moins cher les produits de consommation et par voie de conséquence se nourrir convenablement.

Au- delà de ses préoccupations, relevons celle consistant à interpeller les responsables sur le fait qu’il serait intéressant qu’ils développent la notion de partage équitable des richesses pour donner la chance au grand nombre de mieux se porter et de consommer davantage des produits de qualité.

Cela appelle l’instauration d’une politique ou de politiques sociales plus réalistes et visibles. Mais, il n’y a pas que les problèmes de consommation qui soient à l’origine de l’AVC, des états comme l’isolement, le rejet, tout comme des phénomènes comme le chômage prolongé dans un pays qui ne s’est pas encore inscrit sur la voie des occidentaux, la France en l’occurrence où il est versé une subvention au chômeur, sont propres à déséquilibrer l’homme et le faire basculer sans délai d’une posture de valide à une autre de morbide.

Ce qui guette, si l’on n’y prend garde, de nombreux jeunes gabonais qui ont terminé leur formation ou études, mais peinent à trouver du travail, d’où le choix de métiers sans conviction ou sans vocation et le trop grand nombre de candidats à des concours où les admis ne se comptent que par dizaines pour de milliers de postulants.

Toutes ces questions méritent d’être prises en charge avec célérité si l’on veut éviter que le Gabon ne se transforme sous peu en un champ d’accidentés cardio- vasculaires.


JGN.

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