Rumba : « Merci maman », la nouvelle galette de Laure Rekoula

lundi 3 avril 2017 Culture & people


C’est son troisième bouquet de fleur musical. « Merci maman » de Laure Rekoula a été officiellement présenté au public le week-end dernier à Port-Gentil. Le retour sur scène de la chanteuse est marqué par un maxi single comportant 4 titres dans lequel l’artiste sculpte musicalement des thèmes forts de la vie. Avec sa voix matinée de charme Laure revient plus convaincue que par le passé.

Les auditeurs sont désormais servis. Laure Rekoula est allée puiser dans son cœur et son esprit 4 titres qui composent son nouveau bouquet de fleur musical. C’est dans son environnement de Port-Gentil, au studio couleurs d’Aymar Mouketou qu’elle a mitonné son nouvel album. Bien évidemment, elle a bénéficié du concours et de la collaboration d’autres artistes locaux talentueux comme Verbi avec qui elle forme un duo. Chrislain Moundanga Eusebio et Patrick Moussavou ont aussi apporté leur science pour donner une coloration chatoyante à la nouvelle production musicale.

Laure est convaincue qu’on ne dit pas suffisamment merci aux mamans d’où le titre de son album pour magnifier l’œuvre d’une mère. « Je crois important de dire et de redire à nos mamans combien nous les aimons ». L’album Merci maman est en fait un hymne à l’amour selon l’artiste « L’amour et le respect sont les deux principaux thèmes déclinés sous plusieurs formes. L’amour pour son partenaire, pour son pays, son frère et sa maman ». En plus du français, Laure Rekoula s’exprime en plusieurs autres langues gabonaises (myéné, obamba, apindji, eshira). Dans le titre « Lambaréné », la port-gentillaise déclare « Célébrer la beauté et le coté cosmopolite de la ville du Dr Albert Schweitzer. J’y ai une partie de mes origines et c’est une ville dotée d’un trésor culturel incroyable ».

Au-delà de l’amour qu’elle voue à la ville carrefour du Gabon, Laure s’est penchée aussi sur un dilemme dans le titre « Le jardinier ». « Il s’agit d’une femme mariée, attirée par le jardinier du couple et cela va tout naturellement entraîner de graves problèmes ». Dans le jardinier, Laure propose un duo avec Verbi au grand bonheur des auditeurs. C’est justement pour dénoncer cette complicité puante entre le jardinier et la dame mariée que le titre « Wa léwana » (entendez par là n’oublie pas en langue myéné) a été composé. « La chanson interpelle les femmes sur la pureté des sentiments amoureux. Les artifices et les accessoires superficiels ne peuvent pas toujours retenir un homme », clame l’artiste qui invite le public dans des rythmes de rumba de soulevé et autres afro beat.

Apres « Eve » en 2008, « Eux » en 2012 où elle a joliment dépoussiéré et rafraîchi les sons de certains artistes des années 70 et 80, Laure Rekoula s’est lancé un défi : vivre et concevoir la musique comme un sacerdoce, afin d’éviter la facilité dans laquelle se réfugie de nombreux artistes. « Toute chanson est vecteur d’un message. L’inspiration qui en découle est le fruit d’émotions ou de situations que nous vivions au quotidien », lance-t-elle.


YAO

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