Revue de presse : La Présidentielle de 2016

mercredi 10 février 2016 Speciales


 : La Présidentielle de 2016 alimente une fois de plus les colonnes des journaux gabonais parus la semaine écoulée.

« Myboto, le Grand perdant ! », rumine le journal L’Objectif. « Au moment où l’on s’approche à grands pas de l’élection présidentielle, la position de Myboto, un homme jadis très écouté, ne sera pas forcement prise en compte comme ce fut le cas en 2009. Déjà que les dissensions subsistent entre le candidat déclaré du Front et une partie du directoire de l’union nationale. Une chose est sûre, Zacharie Myboto restera le grand perdant politique de ce septennat. », prédit le journal.

 

« La stratégie de guerre du FUOPA pour chasser Ali Bongo du pouvoir ! », clame le bimensuel, La Nouvelle République. « Rien ne peut faire échouer Ali Bongo par les urnes dans les conditions actuelles. Ping se trompe lamentablement. D’où la guerre en cours entre ces ayatollahs. Une guerre qui divise profondément au point de paraitre aux yeux de l’opinion comme les agents d’Ali Bongo en mission commandée. », fait remarquer le journal.

Pour La Nouvelle République, « la désignation de Jean Ping comme candidat de l’opposition, il est vrai qu’il a été désigné par quelques troublions qui ne font pas forcement la majorité au sein du groupe, le pari est loin d’être gagné puisque cette désignation forcée à tout d’une imposture ou d’une stratégie savamment murie ainsi que le relèvent certains membres du FUOPA. », analyse le journal. « Ce ne sont donc pas les jérémiades auprès de la communauté internationale qui peuvent forcer un dictateur de la trempe d’Ali Bongo à démocratiser la vie politique d’un pays. Estime pour sa part le journal Le Temps.

 

« Cette communauté internationale ne tenant compte que des rapports de forces internes. L’évaluation de ces rapports de force pouvant se faire soit par le biais d’une insurrection populaire ou militaire, soit alors par le vote. Au stade actuel du débat politique gabonais, ceux qui mettent ‘’la transparence électorale ‘’ et le ‘’dialogue inclusif sans tabou’’, ‘’la transition’’, comme préalable à toute tenue d’un scrutin présidentiel au Gabon, sans pour autant définir de quelle manière vont-t-ils forcer les tenants du pouvoir à céder sur ces préalables, tout en s’en prenant à tous ceux qui se préparent au verdict des urnes, comme Jean Ping, ceux-là, force est d’en convenir, font le lit d’Ali Bongo », analyse Le journal le Temps 

 

« A l’évidence, renchérit le journal Le Mbandja, ces gesticulations qui ont tout d’un ballet de sorciers profitent au pouvoir en place qui peut préparer en toute quiétude un énième hold-up électoral. Au grand dam du peuple qui, décidément, est le cocu de l’histoire politique du Gabon », conclut le journal ». « En quoi la candidature de Jean Ping interdit elle, la destitution d’Ali Bongo ou la transition si tant est que les démarches en ce sens ont une quelconque chance d’aboutir en l’état actuel de nos institutions ? », S’interroge l’hebdomadaire Le Mbandja.

« Il n’y a qu’au PDG qu’Ali Bongo Ondimba a perdu les soutiens. Contrairement en 2009, il n’a plus un contrôle certain de toutes les institutions impliquées dans l’organisation des élections politiques. Au lieu donc d’écouter des apprentis sorciers que sont Pacôme Moubelet Boubeya et Ali Akbar Onanga Y’Obegue, qui ne seront candidats à la présidentielle, il devrait peut songer à envisager une sortie honorable »., suggère le journal Echos du Nord

 

Le journal L’Aube estime pour sa part que : « Le bonheur appartient à ceux qui s’élèvent tôt et non aux paresseux qui dorment lourdement qui font la grâce matinée, se caressant le nombril en rêvant que Dieu va leur donner le lait et le miel dans le calice en or, à force d’incantations. Cette leçon de pragmatisme, tient pour nos ‘’subvertionnistes’’ de l’opposition regroupés au sein du Front uni de l’opposition pour l’alternance (FUAPA). Et plus singulièrement à la frange qui canarde Jean Ping, lequel est pourtant crédité, par beaucoup des politiques et d’observateurs, de candidat le mieux placé pour mettre fin à la dictature cinquantenaire du PDG. Et ouvrir la voie de l’alternance tant souhaitée par les démocrates de tout bord », fait remarquer le journal L’Aube

 

« Des opposants professionnels n’en reviennent toujours pas. Et pourtant, la réalité est celle-là. Dans un univers hostile où tous les coups sont permis, où la ruse mais aussi la cruauté, ne sont pas interdits, Jean Ping arrivé dans la jungle il y’a juste deux ans, a réussi à survivre. Mieux, il s’est même imposé pour affronter Ali Bongo dans quelques mois dans le cadre d’une présidentielle de toutes les spéculations », observe le journal La Sagaie.

« En fait, à vous dire vrai, renchérit le journal La Nouvelle République, Ping n’est rien d’autre qu’un petit gigolo, un rigolo embourgeoisé à qui il faut donner une fessé afin qu’il comprenne que les Gabonais ne sont plus de grands enfants prêtes à gober ses billevesées ridicules. », tempête le journal.

 

 

 


L\’Agitateur

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