Révision de la liste électorale : Est-on obligé de s’enrôler ?

mardi 17 novembre 2015 Politique


Aller dans un centre prévu à cet effet faire porter son nom, si cela n’est déjà fait, ou vérifier qu’il existe bel et bien sur la liste des citoyens habilités à voter lors des différents scrutins organisés sur l’étendue du territoire national, voici à quoi peut se résumer l’enrôlement. Cet exercice doit- il être assimilé à une obligation ?

Au demeurant oui, tout citoyen en tant que celui à qui l’on reconnait des droits et qui paie ses impôts doit concevoir l’enrôlement et sa finition, c’est-à-dire le vote comme un devoir.

 A ce titre, il lui est imposé de se rendre là où la loi l’indique pour justement ne pas commettre le « péché » de ne pas remplir son devoir civique le moment venu, ce d’autant plus que les personnalités issues dudit vote sont au service de tous les votants sans distinction de coloration. Mais, il arrive malheureusement que pour une raison ou pour une autre de trop nombreux compatriotes jugent inutile d’aller s’enrôler comme le leur recommandent les pouvoirs publics.

C’est qu’ils n’y voient plus d’intérêt à cause de précédents reposant sur des griefs sans cesse faits aux gouvernants lorsqu’ils « s’amusent » parfois à reporter plus d’une fois le nom de certains sur la liste électorale quand elles ne les omettent pas purement et simplement. Mais, les autorités sont- elles obligées de « faire la cour » aux populations comme on le voit encore ces derniers temps comme si elles- mêmes ne comprennent pas l’importance de poser l’acte ? Ce geste pratiqué et par les hommes du pouvoir et par ceux de l’opposition cache bien une réalité, celle qui consiste à avancer qu’ils sont tous en rupture de banc avec la société, avec la base, qui doit donner son quitus à toute opération pour qu’elle revête le sceau de la crédibilité aux yeux de l’opinion nationale et internationale. D’où, il faut nécessairement réfléchir aux moyens d’amoindrir les incompréhensions et raccourcir le fossé existant aujourd’hui entre le politique et la population, né de l’attitude souvent adoptée par ceux qui ont en mains les destinées du peuple et de l’illumination des esprits dont regorge celui- ci.

 Peut-on un instant penser aux attentes sociales non assouvies ? Un bon tricheur, à partir du moment où il met en pratique ses promesses peut subitement créer chez ses compatriotes de la sympathie à son égard, contrairement à celui qui vient juste vendre du vent et abuser des populations, une fois son forfait accompli. On a du mal à croire tous ces politiques qui défilent ces temps derniers comme ils l’ont souvent fait devant leurs compatriotes en quête visiblement d’électorat, ils viennent de tous les camps, de l’opposition, Union nationale (UN), du pouvoir, Parti démocratique gabonais (PDG), à la faveur de la tournée interprovinciale du Secrétaire général dudit parti Faustin Boukoubi, et de la majorité avec cette sortie aussi bien tapageuse que tonitruante du vice- président chargé de l’implantation au sein du Cercle des Libéraux réformateurs, CLR, Alexandre- Désiré Tapoyo, qui tous appellent ceux pour qui le vote a encore une signification, à aller s’enrôler.

 Est- on vraiment obligé de se conduire de la sorte si réellement l’on a en tête que l’on sert les mêmes populations qui devaient être promptes, à moins qu’elles soient insensées, à nous le rendre fidèlement, en allant spontanément s’inscrire ? Allez- y de votre propre commentaire…


JGN

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