Retards sur les chantiers routiers : une réalité antérieure à la rupture de stock de bitume

vendredi 9 août 2013 Economie


Dans sa parution de ce jeudi 8 juillet, le journal L’Objectif fait constater que le retard constaté dans l’avancement des différents chantiers routiers serait dû à la rupture des stocks de bitume sur le marché national depuis deux mois. Comment expliquer alors le retard accusé sur la livraison de certains chantiers bien avant cette période de pénurie ?

Si le constat après enquête montre que les retards enregistrés dans l’exécution des grands chantiers routiers ne serait pas dû au non paiement par l’Etat, des factures ou encore à la lenteur des entreprises adjudicataires, mais plutôt à un manque sur le marché local du bitume, matière permettant de goudronner les routes, il convient toutefois de mentionner que cet argument ne tient qu’en partie.

Depuis 2011, le Gabon s’est lancé dans un vaste projet d’aménagement routier qui a permis de rendre praticable certains tronçons routiers à travers le territoire national.

Dans ce vaste objectif d’aménagement, plusieurs chantiers ont été lancés en parallèle à l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations.

Parmi ces chantiers figurent les échangeurs érigés aux carrefours des quartiers Charbonnages, Nzeng-Ayong et IAI.
En effet, prévus pour être livrés en 24 mois, et donc en Janvier 2012, voilà aujourd’hui 43 mois que les travaux de construction des échangeurs de Nzeng-Ayong et de IAI ne sont pas arrivés à leur fin.

Une situation qui préoccupe énormément les populations et qui, selon elles, relève d’une irresponsabilité de l’entreprises SOCOBA, affectée à la réalisation de ce projet. Car comment comprendre autant de négligence de la part de cette entreprise pour des travaux qui, en temps normal auraient dus être livrés 19 mois auparavant ?

Le bitume à ce jour manque peut-être à Libreville et à l’intérieur du pays, mais que faisait cette entreprise pour mener à terme ce chantier lorsque ce produit était présent sur le marché gabonais ?

Ce qu’il faut reconnaître, c’est que les entreprises font preuve d’un manque de responsabilité et de sérieux dans l’exécution des chantiers qui leur sont confiés et cela se traduit par le fait qu’à Libreville et à l’intérieur du pays sur une moyenne de quatre chantiers, au moins trois se retrouvent inachevés ou laissés à l’abandon.

Et l’Etat, de son côté, bien que doté d’entités censées contrôler l’avancement et la livraison dans les normes, de grands chantiers, paye et constate sans mot dire, le désordre qui est fait sur le terrain.

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, il ne faut pas s’attendre à ce que les choses avancent dans le bon sens, tant que chacun ne prend pas ses responsabilités.


3M

Répondre à cet article

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Suivre les commentaires : RSS 2.0 | Atom

Articles relatifs