Restriction des dépenses publiques : Nouveaux grincements de dents !

mercredi 27 février 2019 Economie


Devant les députés hier, mardi 26 février courant, pour prononcer sa déclaration de politique générale, conformément aux exigences constitutionnelles, le premier ministre, Julien Nkoghe Békalé emboitant les pas du conseil des ministres du 21 juin 2018 a annoncé une série de mesures visant à permettre à l’Etat de faire encore plus d’économie.

L’économie gabonaise, malgré les mesures prises pour remonter la pente, n’est pas encore sortie de la situation d’impasse dans laquelle elle se trouve depuis 2014. Et pour cause, l’adoption de nouvelles mesures des restrictions de dépenses publiques, soit près de huit après celles adoptées lors du conseil des ministres du 21 juin 2018, témoigne de l’enlisement des finances publiques.

Conséquences de cette alarmante situation, le premier ministre, Julien Nkoghe Békalé lors de sa déclaration de politique générale s’est prononcé devant les députés, sur le gel des recrutements à la fonction publique, la réduction de 10% des effectifs de l’Etat, la réévaluation de la politique d’attribution des bourses aux étudiants, la révision des modalités de paiement des vacations aux enseignants, la réduction des missions des ministres des ministres à l’étranger, la suppression des entités telles, le Bureau de coordination du Plan stratégique Gabon Emergent (BCPSGE) et le Conseil gabonais des chargeurs (CGC) en difficultés de paiement des salaires de ses agents depuis quelques mois.

Des réformes nécessaires, selon le Premier ministre, qui permettront de rééquilibrer les comptes de l’Etat dans une situation de conjoncture économique aggravée. Pour rendre plus efficace les fonctionnaires, Julien Nkoghe Bekale a préconisé par ailleurs, la création d’une autorité indépendante chargée d’évaluer les fonctionnaires. La régularisation des situations administratives des agents en fonction attendant leur intégration et la réhabilitation des grandes universités gabonaises dont l’Université Omar Bongo (UOB) et l’Université des sciences et techniques de Masuku (USTM) n’a pas été en marge.

Validé par le groupe parlementaire PDG et mis en suspension par les députés issus de l’opposition, ces mesures qu’on peut qualifier de drastique interviennent dans un contexte de rebondissement substantiel du prix du baril de pétrole à l’international à +60 dollars le baril et une augmentation annoncée de la croissance économique du Gabon à 3,4% en 2019 après une période tassement. Si elles fixent le cap de la gouvernance sous l’ère Julien Nkoghe Békalé, elles devraient à nouveau se heurter aux sensibilités de la société civile qui comme en juin dernier, avait eu du mal à accepter cette transition forcer. Nous y reviendrons…


Michaël Moukouangui Moukala

Répondre à cet article

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Suivre les commentaires : RSS 2.0 | Atom

Articles relatifs