Ressource énergétiques : Le calvaire des populations de la Ngounié !

mardi 15 mars 2016 Société & environnement


Les populations de Mouila et Lébamba viennent de vivre un mois cauchemardes à cause d’une pénurie d’eau et d’électricité. Du coup, les populations vécu le calvaire imposé sans préavis par « Dame Seeg ».


Les populations de Mouila et Lébamba n’ont eu que leurs yeux pour pleurer. Un mois durant, (du 10 février au 10 mars dernier), elles ont vibré au rythme des caprices de la Société d’Energie et d’Eau du Gabon (SEEG). Pourtant, il y a quelques années, dame SEEG annonçait une sensible amélioration dans la distribution de l’eau potable et du courant dans l’ensemble du pays. Plusieurs familles avaient salué la déclaration. Du Pipeau ! En effet, les délestages n’ont pas cessé. Bien au contraire, ils se sont étendus à l’intérieur du pays. Après Libreville où l’eau avait récemment et subitement changé de couleur, l’or bleu se raréfie à Mouila et Lébamba. A Mouila et Lébamba, les gouttes d’eau qui ont récemment coulées chez quelques citoyens ont vite fait de tarir. 3 jours durant, les robinets étaient asséchés à Mouila et presqu’une semaine à Lébamba. Pendant cette traversée du désert, les populations ont dû se contenter de consommer l’eau de pluie et des puis pour leur usage domestique quotidien.
Idem pour l’électricité ! Comme au moyen âge, les populations s’éclairent à partir de torches indigènes et des lampe-tempêtes, et ce, durant des nuits entières.
Un éphémère retour à la normale ! Trop beau pour être vrai ! Depuis un peu plus de 3 jours les populations subissent de nouveau les délestages électriques. Un vrai casse-tête chinois pour les populations ! Dans cette jungle, seul le Gouverneur et le Maire de la Commune de Mouila ont régulièrement les précieux jus. La Société d’Energie et d’Eau du Gabon (SEEG), privatisée depuis 1997, et détenue à 51% par le groupe VEOLIA-Eau, exerce abusivement son monopole dans le pays.
Pour combler ce déficit en électricité à Mouila et Lébamba, les autorités de la SEEG ont préconisé vainement de priver la ville de Mimongo de son groupe électrogène pour renforcer la fourniture en électricité de la Commune de Mouila. C’était sans compter avec les populations de cette bourgade qui se sont farouchement opposées malgré le renfort de l’armée. A Lébamba, c’est la Commune de Tchibanga qui a été appelée à la rescousse.
Comment comprendre qu’un pays, avec une aussi forte pluviométrie enregistre de tels écueils ? Le Gabon, faut-il le rappeler, est entouré de nombreux fleuves et cours d’eau. Toutefois, l’eau potable manque toujours dans plusieurs villes du pays, comme à Lébamba, alors que cette commune dispose en son sein d’un barrage électrique. Dame SEEG mesure t-elle le préjudice causé aux populations et aux opérateurs économiques à Mouila et Lébamba ? De nombreuses familles à Mouila et à Lébamba, se plaignent des appareils endommagés suite aux coupures intempestives. Une situation devant laquelle le Gouvernement demeure amorphe. En attendant la fin de la convention liant VEOLIA au Gabon, la débrouillardise reste de mise.


Tony Muru

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