Résolution des Eurodéputés : Les autorités gabonaises jouent la carte de l’apaisement

lundi 25 septembre 2017 Politique


Connu pour ses sorties incendiaires, Alain-Claude Bilie By Nzé, Porte-parole du gouvernement n’a pas usé de sa verve habituelle contre les Eurodéputés. Ce dernier a même été plutôt modéré. S’agit-il d’une nouvelle stratégie de communication gouvernementale ?

Les Eurodéputés campent sur leur position avec l’adoption d’une résolution en défaveur des autorités gabonaises, en raison de la crise sociopolitique prévalant dans le pays et découlant du dernier scrutin présidentiel. Pour sa part, le Ministre de la Communication, Alain-Claude Bilié-By-Nze estime qu’il faut définitivement tourner la page de la présidentielle d’août 2016. On en veut pour preuve, sa position affichée à la suite de l’adoption de la résolution contre le Gabon.

Une attitude des plus étonnantes ! « Ces Eurodéputés ne prennent en compte ni les évolutions politiques intervenues depuis la dernière élection présidentielle avec notamment la tenue d’un Dialogue politique ouvert à la société civile et à la quasi-totalité des forces politiques légalement reconnues, ni les principales résolutions de ce dialogue ayant appelé à des réformes législatives, politiques et institutionnelles, encore moins de l’apaisement général qui prévaut dans notre pays et qui est à porter au crédit du Président de la République », a indiqué le membre du gouvernement.

Ce dernier de rajouter : « Certains parlementaires européens font preuve depuis le début d’un activisme et d’un zèle que rien ne justifie (…). Les députés européens ne sont pas élus par les populations gabonaises. Rien ne leur donne le droit de décider qui est démocrate ou qui ne l’est pas (…) », s’acharnait-il à défendre en décembre dernier. L’heure est désormais à la prudence dans le langage ?

Une nouvelle stratégie apparemment bien planifiée du moins c’est ce que l’on peut penser au regard de l’idée de loi d’amnistie agitée par le Premier ministre, Emmanuel Issoze-Ngondet. Laquelle loi émane de la volonté d’Ali Bongo Ondimba. Pour le Chef du gouvernement cet effort national n’a pas besoin d’être « une initiative venant de la communauté internationale ». C’est dire que le pouvoir veut à tout prix jouer la carte de l’apaisement et repartir sur des nouvelles bases avec ses partenaires internationaux traditionnels comme la France voire l’Union européenne. Un message subliminal perceptible par la présence d’Ali Bongo Ondimba aux côtés du Président français, Emmanuel Macron, et du Premier vice-président de la commission de l’Union Européenne (UE) lors de l’Assemblée générale des Nations Unies tenu récemment aux Etats-Unis.


Michael Moukouangui Moukala

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