Rentrée Scolaire, le mythe de Sisyphe !

lundi 21 septembre 2015 Société & environnement


Plusieurs parents procèdent, à l’approche de la rentrée académique, à des calculs et à une gestion parcimonieuse des revenus. Normal, les fournitures scolaires et autres dépenses inhérentes à la reprise des cours, constituent un véritable casse-tête chinois annuel. Le panier de la ménagère étant de plus en plus léger, la prouesse des parents, relative à la scolarisation de leur progéniture, est à saluer, et ce, malgré les retards enregistrés par certains qui s’y prennent à la dernière minute. Mais, ont-ils vraiment le choix ? Peuvent-ils faire autrement ?

 

A moins d’un mois de la rentrée officielle des classes (précisément le 5 octobre prochain) de cette année académique, ils sont nombreux les parents à faire tourner leurs méninges dans tous les sens. Et pour cause, chaque année les fournitures scolaires grèvent considérablement le budget familial. Du Pré-primaire au Supérieur, l’ardoise est salée. C’est à ce moment que les parents les plus conscients réalisent que « l’éducation n’a pas de prix ». Surtout pour ceux qui veulent éviter à leur progéniture les conséquences fâcheuses d’une année scolaire, entrecoupée d’interminables mouvements d’humeur d’enseignants mécontents. Pour ce faire, Ils privilégient les établissements privés.

La dictature des écoles privées ?  

Au regard des moult perturbations enregistrées dans le calendrier scolaire, particulièrement dans le public, plusieurs parents inscrivent désormais leurs enfants dans les établissements privés. La distance, les résultats aux examens, mais surtout le coût de la scolarité déterminent le choix des parents. Seulement, une loi tacite veut que les parents dépensent gros à l’inscription. Le dernier mois étant inclus dans les frais d’inscription, et ce, pour contraindre les « roublards » à solder entièrement la scolarité. A cela s’ajoute, l’uniforme, les frais d’assurances, les activités extra-scolaires (Ndlr : pour les établissements qui en proposent) et les indispensables fournitures. Dans le même temps, il faut continuer d’assurer les charges quotidiennes dont le coût augmente en période de vacances pour les familles nombreuses.

Fournitures scolaires, le casse-tête chinois de la rentrée !

S’il était possible de quantifier les sommes déboursées pour la confection du trousseau scolaire annuel, bon nombre de parents auraient sans aucun doute de violentes migraines. Rien qu’au pré-primaire, une liste complète de fourniture dépasse largement les Cent mille Francs Cfa, et encore qu’il s’agit des établissements les plus abordables. Entre les papiers canson, les rames de papier et les nombreux autres outils demandés, pour disent les éducateurs : « suscité l’éveil des bambins », les parents se crêpent le chignon. Cerise sur le gâteau, bien souvent les petits n’utilisent pas la totalité de cette exorbitante et interminable liste de fourniture, au grand dam des parents. Des dépenses qui augmentent crescendo, au fur et à mesure que le niveau augmente. Au collège, puis au lycée, les manuels scolaires et les cours de soutien (pour quelques privilégiés) constituent le gros de la dépense. Les études universitaires et supérieures sont à n’en point douter les plus onéreuses du cursus estudiantin ! Entre le coût de la formation au Gabon où à l’extérieur, les manuels sans oublier le quotidien des étudiants de la diaspora, il va s’en dire que l’échec n’est pas envisageable. Cette année encore, bon gré mal gré, les milliers d’élèves, lycéens et étudiants seront scolarisés. Un difficile devoir régalien des pères et mères de familles, et ce, sans que les enfants n’en soient souvent conscients !

                        


YFI

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