Réformes universitaires : Une bombe à retardement !

jeudi 10 août 2017 Société & environnement


Récemment adoptée par le Ministère de l’Enseignement supérieur, la mesure inhérente à l’augmentation des frais d’inscription ne fait pas l’unanimité chez les étudiants. Cette mesure pour le moment peu ou prou connue va certainement dans un avenir proche donner lieu à des soulèvements et autres mouvements d’humeurs des étudiants, et ce, dès la rentrée académique 2017-2018.

Les nouvelles réformes de l’Enseignement supérieur ont certes le mérite de répondre au besoin d’autonomisation des universités et autres grandes écoles locales, toutefois leur implémentation risque sans aucun doute de donner lieu à de tensions diverses. Quand bien même, elles (Ndlr : les réformes portant sur l’augmentation des frais d’inscription) structurent l’organisation et le fonctionnement des établissements supérieurs, elles s’avèrent dans le même temps contraignantes pour les étudiants qui, dès la prochaine rentrée académique risquent de faire grise mine. Et pour cause, l’augmentation des frais d’inscription a surpris plus d’une personne. Adoptée en milieu d’année et en sourdine, elle a très peu été vulgarisée. Ce n’est pas tant que lesdites réformes paraissent brusques. En effet, une frange de la population estudiantine critique, non pas l’augmentation des frais, mais la méthode utilisée pour la mise en place de ces réformes.

Que pourrait-il en être du plus grand nombre ? « Très peu d’étudiants sont informés de cette mesure et le plus grand nombre pourrait être surpris dès la rentrée académique prochaine si la mesure rentre en vigueur l’année prochaine », averti un étudiant de Master à l’Institution nationale de science de gestion (INSG). Pour ce dernier, il est important d’améliorer le système éducatif à conditions cependant d’informer au préalable les concernés. Le mal ce n’est pas tant les mesures, mais le mode opératoire. Là-dessus, les quelques étudiants rencontrés par la rédaction de Gaboneco.com sont unanimes. Parmi ces réformes, certaines favorisent les étudiants comme la reconduction de la bourse à l’étudiant (e) ayant totalisé (e) un échec (Ndlr : au cas où celle/celui-ci a validé au moins 50% des crédits inscrits au programme). « Les changements surviennent partout et sont nécessaires. Qu’on nous explique simplement à quoi servira ce surplus financier dans nos d’inscriptions », fait remarquer un étudiant de la faculté de droit de l’UOB.


Michael Moukouangui Moukala

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