Réformes de l’Education : Le plan « Marshall » de Brice Laccruche Alihanga !

jeudi 3 novembre 2016 Société & environnement


Dans une de ses réflexions, dont Gaboneco.com a obtenu la copie, Brice Laccruche Alihanga, président de l’Association des jeunes volontaires (AJEV) s’appesantit sur l’impérieuse nécessité d’accorder à l’école la plus grande importance possible.

« Dans l’idéal, l’école devrait être le creuset de l’excellence républicaine et de la promotion sociale. Mais en réalité, c’est l’inverse. L’école remplit imparfaitement sa mission d’éducation et amplifie fortement les inégalités sociales  », est d’avis Brice Laccruche Alihanga, président de l’AJEV. Ce dernier dresse d’ailleurs un tableau peu reluisant du secteur éducatif dans notre pays. « Il n’y a pas d’égalité des chances, sans éducation. Pour réussir l’égalité des chances au Gabon – comme partout ailleurs en Afrique –, il faut donc d’abord réussir dans le domaine de l’éducation, qui doit être la priorité absolue des pouvoirs publics, mais aussi l’affaire de tous les citoyens ».

Ce dernier de rajouter, « Quelques chiffres suffisent à résumer le malaise scolaire au Gabon. En 2016, le taux de réussite au 1er tour du baccalauréat était d’à peine 14,61 % dans l’enseignement général et de 15,12 % seulement dans l’enseignement technique. Des chiffres nettement en deçà de la moyenne générale enregistrée en Afrique francophone et très loin derrière le Rwanda, qui fait figure de bon élève avec un taux d’admis en 2016 de 86,5 % dans les sections générales et de 77,2 % dans les filières technologiques ».

Pour le patron de l’AJEV, la machine éducative constitue sans aucun doute un ascenseur social. C’est pourquoi, il estime que l’Etat doit y jouer un rôle prépondérant. Or, tel ne semble plus être le cas ! Brice Laccruche Alihanga prône donc des véritables réformes du secteur. « 10 milliards chaque année sur 5 ans seraient nécessaires pour la réfection et la construction de nouvelles salles de classes dans le primaire et le secondaire. 10 milliards de F CFA par an pendant 5 ans dans la réfection des logements des enseignants en province afin de lutter contre les « déserts scolaires  » que fuient les professeurs et enfin l’établissement d’une véritable carte scolaire », pense Brice Laccruche Alihanga.

Des mesures dont l’application nécessite la réduction drastique du train de vie de l’Etat et passant par l’implication de la société civile. « C’est cette prise de conscience qui a motivé le lancement par l’AJEV des ‘’Volontaires de l’Education’’. Ce programme consiste pour un étudiant bénévole à accompagner, à raison de 10 heures par mois, un jeune pour l’aider à reprendre confiance en lui, éviter qu’il ne sombre dans la spirale de l’échec et le guider tout au long de son parcours scolaire » a ajouté le président de l’AJEV.


Tony Muru

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