Réchauffement climatique : Le trou dans la couche d’ozone s’agrandit en 2008

samedi 20 septembre 2008 Speciales

Les premiers bulletins 2008 sur l’état de la couche d’ozone en Antarctique révèlent que les conditions météorologiques observées cette année indiquent que l’évolution du trou dans la couche d’ozone en 2008 sera moins importante qu’en 2006, mais davantage qu’en 2007. L’Organisation météorologique mondiale a appelé la communauté internationale à poursuivre les efforts contre le réchauffement climatique afin de ralentir l’élargissement de ce trou dans la couche qui protège les espèces vivantes des rayons nocifs du soleil.

L’Organisation météorologique mondiale (OMM) a déclaré le 16 septembre dernier que le trou de la couche d’ozone qui protège la terre des radiations solaires s’était agrandi en 2008. L’institution a appelé la communauté internationale à la poursuite des programmes d’observations et de mesures qui sont cruciaux pour juguler l’élargissement du trou de la couche d’ozone.

Deux ans après que 22 pays aient signé la Convention de Vienne pour la protection de la couche d’ozone, le Protocole de Montréal sur les substances qui appauvrissent la couche d’ozone était à son tour signé le 16 septembre 1987, une journée que les Nations Unies avaient alors décidé de proclamer « Journée internationale de la protection de la couche d’ozone ».

Le thème choisi cette année pour célébrer cette journée a été « le Protocole de Montréal : un partenariat mondial pour des bienfaits mondiaux ».

A cette occasion, l’OMM a publié les premiers bulletins 2008 sur l’état de la couche d’ozone en Antarctique, qui révèlent grâce aux conditions météorologiques observées que le trou dans la couche d’ozone s’est moins élargi en 2008 qu’en 2006, mais toutefois davantage qu’en 2007.

En 2007, le trou dans la couche d’ozone au-dessus de l’Antarctique s’était peu élargi, notamment grâce à la clémence des températures hivernales dans la stratosphère.

Depuis 1998, seules les années 2002 et 2004 avaient vu des percées minimales dans l’ozone. Celui de 2007 avait atteint une superficie maximale de 25 millions de km2 à la mi-septembre, contre 29 millions en 2000 et 2006, les années records. La déperdition totale de l’ozone a atteint 28 mégatonnes le 23 septembre, contre plus de 40 mégatonnes en 2006, l’année du déficit record.

« Cette situation ne reflète pas la convalescence de la couche d’ozone mais est due aux températures clémentes qui ont régné dans la stratosphère antarctique durant l’hiver austral 2007. La stratosphère contient en effet largement assez de chlore et de brome pour détruire complètement la couche d’ozone entre 14 et 21 kilomètres d’altitude » a affirmé l’OMM et 2008 aura donné raison à l’institution avec un agrandissement du trou de la couche d’ozone.

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a rappelé dans le cadre de la journée internationale de préservation de la couche d’ozone qu’« après des décennies d’attaques chimiques, il faudra au moins 50 ans de plus pour réparer le trou de la couche d’ozone ».

L’ozone est un gaz qui entoure la terre à une altitude de 15 à 50 km et qui absorbe plusieurs sortes d’ultraviolets provenant de la lumière solaire. La destruction de cette couche par des produits chimiques industriels ou ménagers réduit cette protection en accroissant l’exposition des êtres vivants à ces UV nocifs et contribue à « l’effet de serre » qui entraîne le réchauffement de la planète.

En 1985, outre une réduction globale de la couche d’ozone autour de la planète, un « trou » dans cette couche au niveau de l’hémisphère Sud a été découvert, au-dessus de l’Antarctique, à partir de mesures prises depuis les années 50.

En 1985, 22 pays avaient signé la Convention de Vienne, puis deux ans plus tard le Protocole de Montréal, pour prendre des mesures de protection de la couche d’ozone comme l’élimination des chlorofluocarbures (CFC) qui sont utilisés dans les aérosols et les réfrigérateurs ainsi que les hydrochlorofluorocarbones (HCFC).

Le Secrétaire général de l’ONU a par ailleurs exprimé l’espoir que les progrès constatés grâce au suivi scientifique encourageraient les Etats membres à prendre des mesures contre de nombreux autres défis pour l’environnement, et pas seulement en période de croissance.


Gaboneco

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