Rapport de Mighty Earth et Brainforest : Hervé Omva Ovono lève l’équivoque sur les pratiques douteuses d’Olam au Gabon

samedi 17 décembre 2016 Economie


Mise en cause par un rapport conjointement produit par Mighty Earth et Brainforest, la société Olam est accusée de destruction de forêt et d’accaparement des terres au Gabon. Se prononçant hier, vendredi 16 décembre, pour la multinationale, le coordonnateur des programmes ONG Initiatives développement recherche conseils (IDRC Africa), Hervé Omva Ovono a apporté des éclairages sur ses accusations qu’il considère comme dénuées de tout fondement

Au Gabon, les méthodes de production d’huile de palme de la multinationale Olam seraient opaques et en contradiction avec les exigences internationales. C’est un Rapport conjointement publié par deux ONG, Mighty Earth et Brainforest il y a aujourd’hui près de quatre jours qui le démontre. Le rapport identifie un marché secret de l’huile de palme lié à la déforestation des forêts et à l’accaparement des terres dans lequel Olam excellerait. « L’enquête, souligne un communiqué des ONG, a découvert qu’Olam est en train de créer un marché pour l’huile de palme liée à la déforestation, pour ensuite la revendre à sa clientèle qui comprend des compagnies parmi les plus connues au monde comme dont les clients comprennent Pepsi Co, ConAgra, Unilever, Mondelez, et Nestlé, dont bon nombre se vantent de leurs politiques de « durabilité ».

Pour la multinationale, il n’en est rien. « Les plantations de palme d’Olam au Gabon sont développées d’une manière écologiquement et socialement responsable pour contribuer à chacun de ces objectifs. Notre approche équilibre l’implantation des plantations de palmiers avec la protection des forêts naturelles. En fait, nous conservons et protégeons des zones de forêts à haute valeur de conservation vérifiées au sein de nos concessions de plus grande taille que nos plantations.  » L’entreprise va même plus loin en affirmant que leur « politique huile de palme » est durable et respecte des codes que même les fournisseurs respectent, de même que l’entreprise dit contribuer à la régénération de la forêt et pour garantir cette régénération, un partenariat avec l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN) est effectif.

Responsabilité environnementale

Outre les aspects purs du modèle de production, le rapport des ONG jette également l’équivoque sur les engagements de l’entreprise en matière de respect et de conservation des forêts. Mais pour Olam rien n’est avéré. L’entreprise dit développer depuis son implantation, une politique du respect de l’environnement qui implique à la fois la chaîne d’exploitation des terres à celle de la production. « Dans le cadre de notre engagement en matière d’approvisionnement durable, nous avons mis fin à de nombreux fournisseurs qui n’étaient pas conformes à notre code fournisseur (réduisant notre liste de fournisseurs de 48 en 2014 à 14 aujourd’hui) », explique l’entreprise pointée du doigt.

Par ailleurs, l’entreprise fait remarquer que ses plans et progrès pour le développement de plantations durables d’huile de palme ont été partagés de manière transparente avec les parties prenantes et mis en public dès le début de ces activités, ce qui lui a d’ailleurs valu en 2016 la certification RSPO de l’une de ces unités de production d’huile de palme. Partant de cette certification, les méthodes de production de l’entreprise sont basées sur des hautes valeurs de conservation (VHC) et une priorisation de l’exploitation des terrains à « moindres valeurs ». La production d’huile de palme de l’entreprise est basée sur une politique de transparence au centre des actions sur le long terme de l’entreprise.

L’analyse de l’IDRC Africa

Si tout semble parfait chez la multinationale Olam tel que dessiné plus haut, alors comment expliquer l’existence de ce rapport qui jette le dévolu sur les activités et méthodes de l’entreprise quant à la production d’huile de palme au Gabon ? D’où les ONG tirent-elles leurs informations ? Pour le coordonnateur des programmes ONG Initiatives développement recherches conseils (IDRC Africa), Hervé Omva Ovono, qui reconnait que tout n’est pas parfait chez la multinationale, il estime que « ce rapport qui est une source de pression sur les acheteurs d’huile de palme ne peut pas être bénéfique pour le Gabon  » et cela, toujours selon lui, affecte le processus de diversification du pays dont la branche agricole est un pan essentiel.

Le rapport qui fait tache sur la production d’huile de palme de l’entreprise Olam n’est selon l’interlocuteur, ni scientifique, ni économique encore moins écologique. Pour Hervé Omva Ovono, dès lors que des sanctions économiques sont demandées en l’encontre du partenaire Olam, cela suscite des interrogations. «  Certains cadres expatriés de la cellule de développement travaillant pour Olam, viennent de l’ONG anglaise Proforest. L’entreprise travaille également avec le WWF et l’ANPN. Dans ce cas précis, comment dire que cette entreprise au Gabon ne respecte pas l’environnement ? », s’interroge Hervé Omva Ovono. Ce rapport a plus selon le coordonnateur des programmes ONG IDRC Africa une valeur politique, une sorte de propagande contre les produits d’Olam qu’autre chose.

Si Hervé Omva Ovono reconnaît que la question d’huile de palme, bien avant le Gabon, a toujours été source de problème dans bien des pays, l’homme invite les lobbies autour de cette supposée manigance contre Olam à mettre fin à ces tentatives de déstabilisation, car cela ne profite pas au Gabon et à l’heure actuelle, ce dont le pays a plus besoin c’est d’une économie prospère. Olam est donc de ce point de vue, un partenaire qui accompagne le Gabon vers cette prospérité économique.


Michael Moukouangui Moukala

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