Quid de la mentalité de nos politiciens ?

mercredi 23 septembre 2015 Politique


« Le bon sens est la chose au monde, la mieux partagée », décrète la première maxime du Discours de la Méthode, la célèbre œuvre philosophique de René Descartes. Seulement dans notre landerneau politique, les acteurs foulent quotidiennement aux pieds cette assertion de René Descartes. C’est dire que ces politiciens de « mauvais alois » estiment être des Léviathans, n’ayant cure des populations. Pire, ils considèrent leurs concitoyens comme de purs et simples « bougres ».

Une pratique politique malsaine, partagée aussi bien par les politiciens de la majorité que par ceux de l’opposition. Des Hommes publics qui donnent bien du tournis aux observateurs avertis de la vie

Avons-nous des Hommes d’Etat ?

Une question en apparence anodine, mais pleine de sens. En auscultant le mode de fonctionnement de ses « aspirants » ou détenteurs de la puissance publique, il ressort que leur seul et unique leitmotiv réside dans la « boulimie financière ». S’en mettre plein les poches, tel est le crédo à la mode. D’où cette aberration longtemps répandue dans tous les pans de l’administration : « le mouton broute là où il est attaché ». Une incongruité ! Au diable le patriotisme ! Quel dommage ? Et dire qu’avant ces « politiciens à la noix » des grands commis de l’Etat ont gravé à tout jamais leur nom à la postérité pour les services rendus à leur pays. C’est d’ailleurs pourquoi le Général Charles de Gaulle a affirmé : « Il y’a une différence entre les Hommes d’Etat et les Hommes politiques. Les Hommes politiques pensent aux prochaines élections et les Hommes d’Etat pensent aux générations futures ». Cette citation de Charles de Gaulle, illustre à merveille la sociologie politique gabonaise, minée par de nombreux maux.

L’hypocrisie politique !

C’est un truisme de dire que plusieurs politiciens gabonais rencontrent leur base, voire leur électorat, seulement au moment où ils briguent leurs suffrages. En période électorale, ils promettent monts et merveilles ! Après les élections, les promesses s’évaporent dans la nature, tel un gaz malodorant. S’il ne s’agit pas là de démagogie, que dire des nombreuses promesses non tenues ? Aujourd’hui, les gabonais sont matures et voient clair dans ce jeu politico-politicien, d’où la forte abstention, enregistrée, de plus en plus, durant les scrutins électoraux. L’actuel Président sénégalais, Macky Sall a pourtant clamé haut et fort : « la patrie avant les partis ». Une conscientisation qui ne doit pas tomber dans des oreilles de sourds. A bon entendeur…


YFI

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