Qui en veut à Marie Madeleine Mbourantsuo ? Pour qu’elle soit tout le temps obligée de se justifier !

jeudi 19 novembre 2015 Speciales


Recevant une fois de plus la presse nationale et internationale mardi dernier pour, comme qui dirait se justifier, devant les vives critiques émises contre elle par l’opposition gabonaise et une bonne frange de la population au sujet des élections, Marie- Madeleine Mborantouo, présidente de la Cour constitutionnelle gabonaise, a dû à nouveau faire preuve de pédagogie. En avait- elle besoin ?

Chaque fois après l’organisation et la publication de résultats d’une élection, les recours aussi nombreux que fantaisistes sont portés devant la Cour constitutionnelle qui a pour lourde mission de dénouer l’écheveau en ce sens que c’est à elle qu’il revient de rétablir la justice dans le rendu de la Commission électorale nationale autonome permanente (Cenap).

En vérité, la loi qui reconnait à la Cour d’être la gardienne de la Constitution, limite là et là seulement son rôle, alors que l’on veut lui faire porter des charges autres que celle qui la confine à résoudre les questions de contentieux électoraux. L’opposition et une bonne partie de la population n’a pourtant de cesse de lui demander des comptes quand un candidat qu’ils portent dans leur cœur traverse une mauvaise passe après un scrutin comme s’il revenait à l’institution que dirige Marie- Madeleine Mborantsouo d’organiser et de proclamer les résultats des élections.

Son tort, peut- on imaginer, c’est d’appartenir au parti au pouvoir, le Parti démocratique gabonais, et d’être très proche des dirigeants du pays qui consentent d’ailleurs à la maintenir depuis la création de la Cour à son poste pour assurer ce qu’il y a de plus précieux, la pérennité au pouvoir du président de la République dans le cas d’espèce. Et c’est peut- être parce que c’est seulement de ce côté que l’on prend les choses que Madame le président est gênante. Ce d’autant plus que des magistrats de rang magistral comme elle, le pays en compte certes en nombre insuffisant, mais assez depuis les indépendances.

Mais, il semble que l’on ne veuille pas par malhonnêteté lui reconnaître son impartialité même s’il ne lui revient pas de gérer et de proclamer les résultats de scrutins. D’où l’on peut se demander à quoi lui sert- il surtout chaque fois qu’approche une échéance de vouloir se justifier, car il s’agit bien de cela. Etant donné qu’elle n’est pas prête au vu de l’évolution du climat socio- politique de céder son fauteuil à quelqu’un d’autre.

 A sa décharge cependant, son compatriote étant habitué à l’interprétation, il lui faut de temps en temps à l’endroit de ceux qui ont pour mission de véhiculer l’information restituer les choses dans leur contexte dans l’espoir qu’un jour viendra où tout un chacun en aura marre de l’inculper inutilement quand bien même l’on sait la joie qui l’habite lorsque c’est un candidat du parti au pouvoir qui est déclaré gagnant, ce qui est du reste naturel ! 


JGN

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