Quand les « fous » sèment l’insécurité !

mercredi 26 juillet 2017 Société & environnement


Après qu’ils soient entrés en grève pour, comme tous leurs collègues, continuer à réclamer de meilleures conditions de vie et de travail, afin que les malades mentaux en profitent, les agents de l’hôpital psychiatrique de Melen, à onze kilomètres de Libreville, observent comme tous les citoyens, une sorte de montée du péril consécutif à la non prise en charge de plusieurs patients dont certains sont purement et simplement abandonnés par leurs parents. Le comble, c’est quand plusieurs d’entre eux, livrés à eux- mêmes, vont jusqu’à s’en prendre aux passants.

« Le malade mental est un malade comme tous les autres » entend-on souvent dire. Cependant, dans les faits, son traitement reste problématique dans la mesure où qu’il s’agisse des parents de ce dernier ou des autorités en charge de la santé pour ne pas dire du gouvernement, l’impression qui se dégage généralement est qu’il est délaissé, voire oublié. Ce qui lui donne la latitude de sillonner les artères des villes à sa guise et de poser l’acte qu’il veut quand il veut et comme il le veut. A sa décharge bien entendu puisqu’il est supposé avoir perdu le bon sens et la raison. Des nouvelles de plus en plus nombreuses nous parviennent ces temps derniers quand nous ne sommes pas nous- mêmes témoins d’actes non pas surprenants, mais regrettables de la part de « fous » qui, comme celui de Ntoum, qui a violemment déchargé son humeur sur deux fillettes d’un des quartiers de cette localité, causant des dommages sérieux, vont perturber la tranquillité de paisibles citoyens, allant même jusqu’à endommager qui un visage, qui une jambe, qui une côte, qui une arcade sourcilière, qui…, sachant qu’ils n’encourent aucune peine devant la justice qui les juge inaptes à répondre des faits qui leur sont reprochés. D’où la sempiternelle question de savoir que se passe-t-il dans la tête des autorités qui savent le phénomène récurrent ? Et pourtant ce ne sont pas les promesses qui manquent qui ne sont jamais ou presque jamais satisfaites. Veut- on soutenir que les moyens font défaut ? Ou quelles raisons avance-t-on pour justifier pareille situation ?

Au secours management !

Personne n’admettra qu’il n’y a pas un seul regard porté par les autorités sur les questions de santé, même s’il faut reconnaître la modicité des moyens souvent déployés pour faire face aux nombreux manquements observés ci et là. Mais force est également de reconnaître que là où le bât blesse, c’est lorsque la gestion des deniers mis à la disposition des responsables des édifices sanitaires, l’hôpital psychiatrique de Melen en est un, est calamiteuse. Le Gabon n’en fait pas exception malheureusement ! Combien de fois en effet n’a-t-on pas entendu des gens se plaindre des détournements ? Sont- ils la seule affaire des gestionnaires de structures publiques ou proviennent-ils de la collusion qu’il ya avec la hiérarchie ? Sur un plan sociologique, l’Africain dont les valeurs cardinales gravitent autour du communautarisme et de l’entraide, a-t-il perdu l’essence même de sa moralité et du legs de ses ancêtres au point d’abandonner à son triste sort un être malade ? Même s’il est vrai que pour des questions tant financières que matérielles, des familles se trouvent dans l’incapacité de prendre en charge les leurs, les laissant périr ou dépérir devant leur impuissance notoire. Pour ce qui est en tout cas du malade mental, tous les autres malades devraient être traités à la même enseigne, il faut une conjugaison des efforts pour parvenir à juguler le phénomène de l’errance qui condamne certains Gabonais aujourd’hui à subir l’insécurité causée par des « fous ». Aux autorités de jouer leur rôle et aux parents d’assumer le leur pour qu’enfin peut- être, l’on vive de moins en moins ces tristes réalités.


Dounguenzolou

Répondre à cet article

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Suivre les commentaires : RSS 2.0 | Atom

Articles relatifs