Programme Graine : L’initiative du chef de l’Etat devrait être source d’émulation !

vendredi 12 février 2016 Economie


En début de semaine, le président de la République, Ali Bongo Ondimba, était dans la province du Haut- Ogooué pour procéder, en compagnie de personnalités gouvernementales dont le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, Mathieu Mboumba Nziengui, au lancement de l’ambitieux Programme Graine, conseillant à ses compatriotes de cette partie du pays de s’approprier cette « révolution » aux fins de réduire considérablement dans les années à venir, la dépendance du Gabon vis-à-vis de l’étranger. Seulement, faut-il encore qu’au-delà d’être entendu, ce message n’aille pas dans des oreilles de sourds !

Ce ne sont visiblement pas les intentions qui manquent à Ali Bongo Ondimba qui a depuis son arrivée à la magistrature suprême a juré de faire du développement du pays une véritable obsession. Il faut peut-être aux autorités gabonaises mettre de plus en plus l’accent sur la préparation de l’environnement, car il est inadmissible qu’alors que sous tous les cieux, y compris en Afrique, l’on ne rêve que d’émergence en se donnant bien entendu les moyens d’y parvenir chacun à son rythme, le Gabon veuille être toujours à la remorque. Donner à ce pays une vocation agricole, cela se susurre depuis belle lurette, sauf que les dispositions ne sont pas souvent prises pour passer de la parole aux actes. Nous nous en tenons d’abord ici qu’à l’usage, puisque nous parlons d’agriculture, de nos quelques ingénieurs agronomes devenus par la force des choses des bureaucrates perdant au fil des jours la science qu’ils ont apprise sous financement de l’Etat et donc placés inévitablement dans une situation inconfortable. La crainte ou si l’on veut la préoccupation des gabonais est de ne pas voir leurs compatriotes, après le passage du chef de l’Etat, renoncer aux engagements qu’ils ont devant lui pris lors de sa tournée dans le Haut-Ogooué où tous ont juré, applaudissements à l’appui, qu’ils ne le décevraient jamais.

Mais, c’est trop facile de le dire quand l’on n’évoque pas des questions aussi sensibles que celle de l’accompagnement, car l’on sait les exigences d’une agriculture sur de grands espaces qui contraste avec notre agriculture de subsistance. C’est ici le moment d’appeler à une communion entre autorités politiques et agriculteurs à qui l’on devrait donner en plus des intrants et des engrais, une formation continue, la seule qui puisse les amener découvrir ce qu’il y a de nouveau dans leurs divers métiers. Pour le gabonais en général, l’altogovéen en particulier, « le Programme Graine » doit être perçu comme une révolution source de motivation en même temps qu’il doit susciter des ambitions. Il s’agit pour le gabonais d’apporter sa touche dans un domaine qu’il a toujours eu tendance à délaisser, mais qui fait pourtant vivre son homme ci et là, le cas de la Côte-d’Ivoire et tout à côté du Cameroun. Qui doivent nous inciter à prendre aujourd’hui plus que jamais notre destin en main.


Dounguenzolou.

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