Produits alimentaires locaux : Pourquoi sont-ils si chers ?

lundi 2 mai 2016 Société & environnement


C’est un secret de polichinelle de dire que de nombreux gabonais ont du mal à manger bio, pire de consommer les produits du terroir, tant ils coûtent chers ! Une raison poussant plusieurs compatriotes à favoriser les aliments surgelés.

L’un des objectifs du « Programme Graine » lancé par Ali Bongo Ondimba, réside sans nul doute dans l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire et donc réduire significativement les importations des produits vivriers et maraîchers au Gabon.
D’où l’implantation dudit programme un peu partout sur le territoire national, même si ce projet n’est qu’à ses balbutiements. Autre projet similaire, le PRODIAG (Projet de développement et d’investissement agricole au Gabon), supervisé par l’IGAD. Encore que pour le cas du PRODIAG, la production est déjà commercialisée. Pour l’heure, ces initiatives n’arrivent pas encore à satisfaire la demande nationale annuelle, évaluée à 8100 tonnes de produits vivriers et 930 tonnes de maraîchers.

A cela s’ajoute le fait que les produits du terroir coûtent aussi voire plus chers que ceux importés du Cameroun voisin et d’autres pays. On en veut pour preuve, le prix du paquet de manioc oscillant entre 3 500 et 10 000 FCFA, (dans certaines régions telles Port-Gentil et Gamba), ou encore les 5 doigts de banane pour lesquels, il faut casquer pas moins 2000 FCFA. Un véritable luxe pour les familles nombreuses à faible revenu ! Incompréhensible ! Quand on sait que ces produits sont cultivés au Gabon.

Conséquences : les habitudes alimentaires changent indubitablement. Du coup, plusieurs mères de familles préfèrent se tourner vers les produits importés tels que le riz et autres surgelés. La quantité prime donc sur la qualité nutritionnelle. D’ailleurs plusieurs familles consomment de moins en moins de viande, poisson ou banane, sans parler des fruits, en raison de leur coût onéreux. « Le malheur des uns faisant le bonheur des autres », comme le clame la maxime, certains agriculteurs inondent de ce fait les marchés de légumes, (folons, aubergines, gombos oseille etc.), souvent infestés d’engrais chimiques.

Dans le même registre, les prix n’obéissent à aucune mercuriale, chaque commerçant les fixant à sa guise, en prétextant des difficultés d’acheminement.


LAO

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