Prise en charge des malades mentaux : Quand les autorités ferment les yeux !

vendredi 23 octobre 2015 Société & environnement


Cela fait déjà une semaine que les agents de l’unique Centre Psychiatrique de Melen font grève. Ils revendiquent de meilleures conditions de travail. Seulement, ce mouvement d’humeur ne suscite aucune réaction des autorités de tutelle. Une énième preuve de la négligence des autorités dans la prise en charge de ces malades.

C’est devenu presque « normal » de voir les malades mentaux (abusivement appelés fous) se pavaner en tenue d’Adam et Eve, dans les artères de la capitale gabonaise. Ces malades exhibent allègrement leurs parties intimes, et ce, même en plein centre-ville. Un spectacle qui semble n’émouvoir ni les autorités municipales, ni celles des ministères de la Santé et des Affaires Sociales. A ce mutisme des autorités, s’ajoute la démission parentale des déficients mentaux. Bien souvent, le proche entourage les abandonne, dès les premiers symptômes « violents » de la pathologie. C’est dire que les déficients mentaux sont encore gravement stigmatisés sous nos cieux !

Une gestion honteuse des patients !

Avec seulement, un peu plus d’un million d’âmes dans le pays et des ressources naturelles généreuses, le Gabon ne dispose que d’un seul et unique Centre psychiatrique. Une structure hospitalière logée à Melen, un quartier périphérique de Libreville. Toutefois, l’unique Centre psychiatrique du Gabon est dans piteux état. On en veut pour preuve, l’accès à cette structure sanitaire qui ressemble à une véritable piste de Xapatan. Le personnel et les populations avoisinantes doivent affronter la poussière et la vase, selon que l’on soit en saison sèche ou pluvieuse. Outre, le pénible accès au centre, le personnel exerce dans des conditions déplorables. Vétusté des bâtiments, faible capacité d’accueil et absence de matériel médical approprié, tels sont quelques écueils quotidiens au Centre psychiatrique de Melen. Une liste évidement loin d’être exhaustive. Autant de chose qui ont amené les agents y exerçant à déclencher un mouvement d’humeur depuis un peu plus d’une semaine. Ils réclament de meilleures conditions de travail. Et jusqu’à ce moment, c’est le statu quo, toujours pas de réponse des autorités de tutelle. Pendant ce temps, les patients sont livrés à eux-mêmes.

 Les malades mentaux sont des citoyens à part entière, il est donc impérieux que les autorités se saisissent très rapidement de cette crise.


YFI

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