Présidentielle 2016 : Quand la radicalisation des camps affole les populations !

vendredi 9 septembre 2016 Politique


Avec d’un côté Ali Bongo Ondimba que les résultats officiels donnent vainqueur du scrutin, et de l’autre Jean Ping qui affirme également être le président élu, la radicalisation affichée par les deux camps ne manque plus de faire craindre le pire, surtout lorsqu’on se souvient des violences intervenues peu après l’annonce des résultats du scrutin du 27 août dernier.

C’est avec la peur au ventre que les Gabonais, qui se sont rendus massivement aux urnes le 27 août dernier, afin de choisir un nouveau Président de la République, vivent désormais. Et pour cause, les résultats proclamés par le Ministre de l’intérieur qui donnent Ali Bongo Ondimba vainqueur de l’élection, avec un peu plus de 49% contre 48% pour son principal challenger, Jean Ping, suscitent toujours de vives contestations. L’ancien patron de la commission de l’Union africaine, aidé en cela par la communauté internationale, notamment la France, les Etats-unis et l’Union Européenne appellent donc à un recomptage des voix, bureau de vote par bureau de vote.

Une demande à laquelle les autorités actuelles en tête desquelles Ali Bongo opposent une fin de non-recevoir. Ali Bongo Ondimba soutient mordicus qu’il est de son devoir de faire appliquer la loi. L’actuel Chef de l’Etat a appelé son concurrent à déposer un recours auprès de la Cour constitutionnelle, s’il souhaite contester les résultats du scrutin. Car explique-t-il, ce recompte n’est autorisé par la loi que sur saisine de la Cour constitutionnelle.

Une option à laquelle Jean Ping s’est finalement résolu, et ce, malgré ses soupçons quant à l’impartialité des « neuf sages », (Ndlr : les juges de la Cour Constitutionnelle). En effet, Jean Ping et ses partisans soupçonnent l’Institution pilotée par Marie-Madeleine Mborantsuou d’être une cour aux ordres du pouvoir. Du coup, ce raidissement de positions fait déjà craindre le pire dans un pays présenté comme un refuge de paix en Afrique, mais qui vit son premier cauchemar postélectoral, le plus violent des échéances présidentielles, après les épisodes de 1990 et 2009. Des épisodes dont seul souffre le petit peuple, qui lui ne demande qu’à vivre décemment dans un pays pourtant gorgé de richesses, mais où la paupérisation des masses est de plus en plus flagrante. C’est donc le petit peuple qui paie le lourd tribut de cette bagarre « d’éléphants » se disputant le contrôle du pouvoir, et ce, au détriment des masses populaires.

Il appartient donc à Jean Ping et Ali Bongo Ondimba de faire preuve de sagesse et d’épargner au maximum le pays d’un scénario identique à celui de la « poudrière centrafricaine ». Car le Gabon décidément a la tête dure des lendemains électoraux, qui inquiètent les citoyens et le bout du tunnel n’est certainement pas pour demain, du moins tant que l’alternance démocratique ne sera qu’un fantasme non assouvi.


Charles Nestor NKANY

Vos commentaires

  • Le 12 septembre 2016 à 15:44, par BACQ En réponse à : Présidentielle 2016 : Quand la radicalisation des camps affole les populations !

    EN TANT QUE SYMPATHISANT D AMNESTY INTERNATIONAL POURQUOI LE PDG REFUSE T IL L ARRIVEE DES REPRESENTANTS DUDIT ORGANISME ?.POURQUOI EN TANT QUE PAYS DEMOCRATIQUE LE RESULTAT DES ELECTIONS A ETE COMMUNIQUE SANS LA PRESENCE DE L OPPOSITION ?

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  • Le 11 septembre 2016 à 17:20, par jean bille En réponse à : Présidentielle 2016 : Quand la radicalisation des camps affole les populations !

    le problème c’est ali bongo ondimba qui veut user de la force pour s’éterniser au pouvoir, s’enrichir au-delà de l’absurde. il n’ a plus rien à proposer au peuple.son incompétence et son mépris d’autrui ont été révélés durant 7 longues années. il est convaincu qu’après l’étape jean ping, le pouvoir lui appartiendra éternellement en raison de la terreur qu’il commettra contre les opposants et même, contre les citoyens plus tièdes. le gouvernement, par ses différents ministres, donne bien le ton de ce qui adviendra si par malheur mado succombait à son besoin de tricher toujours et encore pour les bongo. imaginez ce qu’endure un jean ping dont le tort est de s’être présenté contre lui.tout le gouvernement gabonais, l’administration judiciaire et civile, les services militaires et de police, et de gendarmerie sont après lui pour l’accuser de tout et de rien afin de lui faire regretter son audace.voyez les emprisonnements arbitraires des syndicalistes et autres pour se convaincre de l’état de non-droit fondant la tyrannie de la famille bongo sur le gabon !

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  • Le 11 septembre 2016 à 09:54, par Kathia En réponse à : Présidentielle 2016 : Quand la radicalisation des camps affole les populations !

    Ali est l’homme de la situation celui qu’il faut pour notre pays, rien avoir avec ce chef de gang qui n’est rien d’autre que ce malfaiteur de ping.

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  • Le 10 septembre 2016 à 09:48, par Walter En réponse à : Présidentielle 2016 : Quand la radicalisation des camps affole les populations !

    Le problème c’est ALI. Le peuple a été invité à une élection et ce peuple a clairement fait son choix au vu et au su du monde entier. On se rend compte qu’ALI se passe de cette décision du peuple pour s’accrocher au pouvoir de son propre désir. On ne trompe pas sa conscience, il sait qu’il n’a pas gagné et le peuple aussi et même le monde entier également malgré les mensonges diffusés dans leurs médias que personne ne croit .
    Tout danger du pays repose sur ses épaules, car jurant pouvoir à tout prix ou le sang.

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  • Le 9 septembre 2016 à 16:42, par Pacome Honlantan En réponse à : Présidentielle 2016 : Quand la radicalisation des camps affole les populations !

    Qui va reprendre serieusement le travail sous ali 2016 ? Quelle administration sera motivée sous ali 2016 ? Quel enfant n’aura pas envie de tricher avec l’exemple d’ali 2016 ? Qui aura envie de faire avancer le pays bongoland ? Et que pense sylvia de tout cela, elle qui est mise en avant quand il faut séduire les populations ?

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  • Le 9 septembre 2016 à 15:12, par SEMA En réponse à : Présidentielle 2016 : Quand la radicalisation des camps affole les populations !

    Non Gaboneco,non !Ce n’est pas une bagarre d’éléphants dans laquelle le petit peuple se retrouverait attraper par mal chance,non !
    Ce petit peuple,comme vous dites,est celui à qui il revient de choisir,et il a choisit.Donc c’est sa bagarre à lui contre Ali qui veut la lui voler.Je répète,c’est une bagarre du peuple contre Ali.Saurait été aussi celle du peuple contre Ping si c’était PING l’usurpateur.Mais c’est Ali le voleur...Y a t il des doutes sur les preuves ?

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  • Le 9 septembre 2016 à 14:44, par Adis faye En réponse à : Présidentielle 2016 : Quand la radicalisation des camps affole les populations !

    Qui élit le président de la république au Gabon, le peuple ou les forces de sécurité ? Qui veut changer ça ?

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  • Le 9 septembre 2016 à 12:14, par ngozo En réponse à : Présidentielle 2016 : Quand la radicalisation des camps affole les populations !

    Ya pas de paix sans démocratie durant 7 ans nous avons été privé de nos liberté mm les plus élémentaires nous ne voulons pas un dictateur comme chef d’État

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  • Le 9 septembre 2016 à 11:41, par Annael En réponse à : Présidentielle 2016 : Quand la radicalisation des camps affole les populations !

    Nous vivons avec la peure au ventre. Vivement que la paix et la sérénité revienne dans notre chère pays.

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