Présidentielle 2016 : Présence obligatoire des journalistes durant le dépouillement des urnes

mercredi 24 février 2016 Politique


C’est l’une des recommandations de l’atelier de concertation entre les journalistes et les acteurs du processus électoral, tenu du 22 au 23 février à la Chambre de Commerce de Libreville. Un séminaire organisé conjointement par l’association gabonaise des journalistes agenciers, audiovisuels et de presse écrite (AJAPE), en collaboration avec l’Union Européenne, dans la perspective du scrutin présidentiel gabonais à venir.

Contraindre le gouvernement à permettre aux journalistes d’assister obligatoirement aux opérations de dépouillement des urnes durant la prochaine présidentielle. Voilà l’une des résolutions phares auxquelles sont parvenus tous les participants à l’atelier de concertation entre les journalistes et les acteurs du processus électoral au Gabon, afin d’asseoir une couverture équitable. Et ce, après avoir constaté, sur la base des résultats du sondage réalisé par l’AJAPE ce mois, que le scrutin présidentiel de 2009 a été globalement couvert de manière inéquitable, en faveur du parti au pouvoir. Lesquels résultats du sondage montrent en effet que plus de 58% des personnes interrogées pensent que la couverture de la dernière élection présidentielle était inégalement, repartie en faveur du parti au pouvoir.

C’est dans ce contexte que l’ensemble des participants, composé par la société civile et les journalistes ont convenu, et ce, pour assurer une meilleure couverture et lisibilité des résultats du scrutin, de plaider en faveur de l’observation par les journalistes de tous bords du dépouillement des urnes.

Un gage de transparence électorale ?

Difficile de répondre à la question mais tous les acteurs semblent persuadés, que cette recommandation participera à la crédibilité des résultats.Les participants s’appuient sur la loi qui stipule que chaque citoyen a le droit d’assister au dépouillement et même à la rédaction des procès-verbaux, souvent sujet de discorde entre les différents candidats en lice. A ce propos, il convient de souligner que la discorde peut être évitée par une information juste et crédible, véhiculée par les médias, car les journalistes assistent régulièrement aux opérations électorales. Les journalistes doivent faire le tour des bureaux de vote. Ce qui leur permettra de donner en direct des tendances, sorties de ces différents bureaux de vote.

Concrètement la mesure vise à restreindre toute possibilité de tricherie, comme cela a toujours été décrié en période électorale dans notre pays. Mais si tout le monde s’accorde à reconnaitre l’efficacité de la résolution, il reste que des inquiétudes demeurent au sujet de sa faisabilité. Et ce d’autant plus qu’ « un périmètre de sécurité de 50 mètres a toujours été établi autour du bureau de vote », soutient Jean Rémy Yama, le modérateur, du regroupement syndical la Dynamique Unitaire.

 Une barrière qu’il faudra lever pour permettre l’accès des journalistes, en qualité d’observateurs, voire les citoyens au dépouillementdes urnes, pour garantir la régularité et la sincérité du scrutin. Une recommandation somme toute jugée capitale pour parer tout risque de conflits postélectoraux, et autres contestations des résultats par les différentes forces en présence. La balle est désormais dans le camp des institutions impliquées dans le processus électoral qui doivent prendre en compte cette recommandation. Il y va de la stabilité du Gabon, qui a toujours été cité en exemple comme havre de paix en Afrique.


CNN

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