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Présidentielle 2016 : Ô tempora, ô mores !

mardi 30 août 2016 Société & environnement


Il y a de quoi avancer, à la lecture de la réalité, cette exclamation latine signifiant en français « ô temps, ô mœurs ! ». Et pour cause, certains éléments de la presse gabonaise ont été surpris en train d’échanger violemment avec des flics dont quelques uns nouvellement sortis de formation, ne donnaient pas l’impression de comprendre grand-chose à leur rôle dans la cité. C’était dimanche dernier aux alentours de l’école « Martine Oulabou » de Libreville.

Ce jour-là en effet, tous les passants étaient attirés par des échanges qui ont failli tourner à la dispute entre flics et Hommes de presse voulant s’enquérir, alors qu’ils étaient en service, de ce qui allait se passer au niveau de ladite école où était attendu le candidat Jean Ping à la dernière élection présidentielle qui tenait à faire devant des compatriotes acquis à sa cause, Dieu seul sait qu’ils sont très nombreux, une importante déclaration.

Malgré le port de leur carte professionnelle de presse portant la mention « Laisser–passer », inscrite en rouge et en caractère gras, mentionnant clairement au verso la formule suivante « La présente carte confère à son titulaire le droit d’admission en tout lieu et à toute manifestation où sa présence est nécessaire pour le bon exercice de son métier sur toute l’étendue du territoire de la République gabonaise. Les autorités civiles et militaires sont priées d’apporter aide et assistance au titulaire de la présente carte pour les besoins de service », les policiers, parce que certains étaient illettrés, cela arrive fréquemment dans notre pays, n’en n’ont eu cure, les envoyant presque paître.

Alors nos Hommes de presse, obligés de rebrousser chemin, se sont demandés s’il ne faut pas aux autorités revoir les modes ou modalités de recrutement de nos « braves agents » qui, faute de savoir pourquoi ils sont envoyés en service sur le terrain, méritent d’être suffisamment édifiés sur le rôle qui est le leur et d’être surtout recrutés sur la base, comme à l’époque de nos parents, d’une enquête de moralité.

Car, ce n’est pas être mauvaise langue, il nous arrive de constater que parmi les policiers figurent de nombreux repris de justice, voleurs, brigands, que sais-je, qui ont autrefois défrayé la chronique. Ce qui explique peut-être leur comportement un peu va-t-en- guerre. Que dire aujourd’hui des recrutements si ce n’est qu’ils s’opèrent beaucoup plus à des fins électoralistes que pour, comme on a coutume de l’entendre, veiller à notre équilibre physique et moral, protéger les biens et les personnes ? Doit-on continuer de s’accommoder des gens qui manquent visiblement de discernement et de savoir-faire ou doit-on aller vers la sécurisation par le choix astucieux des flics en particulier, de nos forces de l’ordre en général ?

Ceux qui essuient inévitablement les quolibets et autres injures sont les Hauts gradés qui ont malheureusement la lourde responsabilité de gérer ce beau monde parfois désemparé devant le fait qu’il est parfois commis à des tâches autres que celles qu’il doit normalement remplir. La République ne saurait continuer à souffrir d’autant de manquements, surtout venant de femmes et hommes qui devraient faire l’unanimité aux yeux de leurs compatriotes pour éviter d’être présentés comme des ennemis publics, chose qu’ils ne devraient en aucun cas être. Dire que si la presse qui est le troisième pan de la communication politique n’a pas accès aux informations, c’est la Démocratie qui est en panne et faussé à la base.

Les flics qui se comportent de façon négligente devraient comprendre que la presse est là pour relayer l’information, la rendre disponible à tous afin de tenter d’amener chacun à se faire une opinion personnelle partant d’éléments objectifs. Cela signifie en d’autres termes que la priver des sources conduit à un traitement approximatif risqué et risquant pour l’équilibre social. A bon entendeur…


Dounguenzolou

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