Présidentielle 2016 : Les investisseurs obligataires dans l’attente des résultats

vendredi 16 septembre 2016 Economie


Le vainqueur de la présidentielle gabonaise en cours cristallise l’attention de tous les milieux dont ceux du marché financier international qui attendent le verdict de la Cour Constitutionnelle. Lequel verdict pourrait impacter favorablement ou défavorablement sur les investisseurs obligataires, principaux bailleurs de fonds du Gabon.

En attendant les résultats définitifs de la présidentielle gabonaise, de nombreux investisseurs obligataires internationaux croisent les doigts. Pour ces derniers, Ali Bongo Ondimba doit rempiler, histoire qu’il poursuive l’effort de diversification de l’économie gabonaise entamé pendant son premier mandat. Marketing à l’international, facilité d’investissement, partenariats, bref les actions menées par Ali Bongo Ondimba sur le plan économique ont été fort appréciés par bon nombre d’investisseurs. Pour les analystes d’Exotic Partners, Ali Bongo Ondimba est l’homme que les investisseurs internationaux veulent voir à la tête du Gabon même si un changement peut ne pas avoir des effets dommageables sur l’économie gabonaise. Pourquoi ce dernier intéresse-t-il tant cette catégorie d’investisseurs ? Sa défaite impactera-t-elle sur les relations multilatérales économiques ?

Les réponses à ces deux questions résident dans l’appréciation du degré d’emprunt effectué par le Gabon ces deux dernières années. A 6,39% actuellement, c’est le 12 décembre 2024 que l’obligation souveraine du Gabon arrivera à maturité. Depuis l’éclatement des émeutes, l’indicateur connaît une perte de sa valeur sur le marché secondaire. En quelques jours, il a reculé de 3,8%, une contre-performance bien contraire à celle de ces voisins d’Afrique subsaharienne, également pays émetteurs. La confiance demeure mais pourrait se perdre si les choses tournent autrement. L’obligation gabonaise se négocie encore à 90,03%, une valeur d’émission supérieure au 69,7% réalisée entre janvier et septembre 2016 mais qui pourrait très vite chuter, si la décision de la Cour Constitutionnelle est défavorable à Ali Bongo Ondimba.

L’inquiétude se situe dans les garantis données aux investisseurs par les actuelles autorités et la poursuite d’émission d’obligation du Gabon, notamment sur le marché financier européen qui concentre la grosse partie des placeurs de fonds. En effet, en cas de victoire Jean Ping, il pourrait y avoir une réorientation de l’obligation souveraine gabonaise vers d’autres marchés financiers. C’est donc un manque à gagner pour les investisseurs obligataires qui, avec les pays de l’Afrique subsaharienne profitent des taux d’intérêts plus qu’attractifs.


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