Présidentielle 2016 : Léon Paul Ngoulakia exige à Ali Bongo Ondimba de se soumettre au test d’ADN

jeudi 4 août 2016 Politique


Après l’échec de son combat pour l’invalidation de la candidature d’Ali Bongo Ondimba, à l’élection présidentielle du 27 août prochain, l’opposition semble quelque peu déboussolée. D’un côté ceux qui ont pris la mesure du blocus institutionnel en vigueur dans le pays et se résignent comme la chapelle de Guy Nzouba Ndama, qui appelle désormais à aller « chasser Ali Bongo dans les urnes », et de l’autre les irréductibles comme les Moukagni Iwangou, qui continuent d’intenter procès sur procès au capitaine de l’émergence, et ce malgré les échecs rencontrés. C’est dans cette lignée que se situe Léon Paul Ngoulakia, qui exige désormais un test d’ADN à son cousin.

A quand l’épilogue du marathon judiciaire sur l’Etat civil du Président de la République ? A quand la résolution définitive de cette affaire qui empoisonne davantage le climat politique depuis au moins deux ans ? Jusqu’où peuvent aller tous les opposants au second mandat d’Ali Bongo Ondimba ?

Décidément, s’il y a des opposants qui semblent s’être résignés au blocus et à la rigidité des institutions habilitées à trancher cette affaire d’Etat civil de l’actuel Président de la République, d’autres ne sont pas prêts à lâcher du lest. De fait, alors que l’opposition dans sa majorité semble avoir pris acte de la décision de la Cour constitutionnelle, saisie en dernier recours par Guy Nzouba Ndama, Jean Ping et Pierre-Claver Maganga Moussavou, en vue d’obtenir l’annulation ou l’invalidation de la candidature d’Ali Bongo Ondimba, qu’ils accusent de s’être présenté avec de faux documents en 2009, d’autres comme le juriste Dieudonné Moukagni Iwangou de l’Union Sacrée pour la Patrie (USP) et Léon Paul Ngoulakia du Mouvement patriote et républicain n’entendent pas jeter l’éponge, du moins pas aussi facilement.

Et si le juriste saisit la justice pour écarter le Chef de l’Etat de son palais du bord de mer, Ngoulakia, lui exige qu’Ali Bongo Ondimba qu’il accuse d’avoir présenté quatre actes de naissance fasse un test d’ADN, afin de prouver sa filiation biologique avec Omar Bongo. Ce qui mettrait un terme définitif à cette affaire d’Etat civil qui, il faut bien en convenir, va de rebondissements en rebondissements, le dernier en date étant la découverte des traces du baptême du Raïs à l’église catholique. En effet, lors de sa tournée républicaine dans la province du Haut-Ogooué, le Chef de l’exécutif s’est vu présenté par les clergés de l’église catholique d’Akiéni, le village natal de sa mère, un registre de baptême. Selon ce registre qui date de l’époque coloniale, Ali Bongo a été baptisé en 1961 sous le nom d’Alain Mbongo. Soit 2 ans et 7 mois après sa naissance au Congo Brazzaville en 1959.

Un faux document, selon ses opposants qui le soupçonnent d’être un enfant adopté par Omar Bongo Ondimbaà la fin des années 60. Pour ses détracteurs, le Président de la République cherche là des moyens détournés pour contourner le débat au lieu de produire un acte de naissance authentique. Et c’est justement pour prouver sa filiation biologique avec Omar Bongo, et clore définitivement le débat qu’un des candidats de l’opposition, Léon Paul Ngoulakia, invité au journal Afrique de TV5 Monde, ce début de semaine a lancé un appel en direction de son cousin à qu’il demande de se soumettre au test d’ADN. Ce que le camp présidentiel refuse, expliquant qu’il appartient à l’opposition qui conteste sa filiation avec Omar Bongo d’en apporter la preuve. Manifestement la fin du feuilleton n’est certainement pas pour demain la veille, en dépit de nombreux épisodes aussi riches qu’interminables.


Charles Nestor NKANY

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