Présidentielle 2016 : Le PDG balaie d’un revers de main les recours déposés contre son champion !

vendredi 16 septembre 2016 Politique


Candidat du Parti Démocratique Gabonais (PDG) à la présidentielle du 27 août dernier, Ali Bongo Ondimba veut que la Cour Constitutionnelle, institution en charge de la gestion du contentieux électoral, déclare irrecevable les recours initiés par les candidats Jean Ping, Gérard Ella et Abel Mbombe Nzoundou contestant tous les résultats provisoires rendus public par le Ministre de l’Intérieur.

En conférence de presse hier jeudi 15 août courant, au siège du Parti démocratique gabonais, sis au quartier Louis à Libreville, le président de la Commission Juridique du PDG, Ali Akbar Onanga Yobegue a indiqué qu’Ali Bongo Ondimba a déposé mercredi ses mémoires en défense à la suite des trois recours initiés par Jean Ping, Gérard Ella Nguema et Abel Mbombe Nzoundou. Selon Ali Akbar Onanga, Gérard Ella Nguema a saisi la haute juridiction constitutionnelle en annulation partielle de l’élection d’Ali Bongo Ondimba dans le Woleu Ntem et le Haut-Ogooué. « En réponse à ces demandes, nous avons indiqué que la requête de monsieur Gérard Ella Nguema est irrecevable, en la forme, car aucun document n’a été produit à l’appui de sa demande », indique-t-il.

Abel Mbombe Nzoundou qui a sollicité deux demandes, la première inhérente à l’annulation des résultats de l’élection présidentielle du 27 aout 2016 dans la province du Haut-Ogooué et la seconde relative à la réformation des résultats du 3e arrondissement de la commune de Libreville a produit selon Ali Akbar Onanga des documents ne permettant pas à la cour de les apprécier utilement pour simple fait qu’ils sont laconiques et ne répondent pas aux prescriptions de la loi. « Nous avons donc demandé l’irrecevabilité de cette requête », précise-t-il.

S’agissant du recours de Jean Ping qui demande le recomptage des voix dans la province du Haut-Ogooué, en présence d’experts internationaux pour faire la lumière sur les irrégularités des procès-verbaux détenus de part et d’autre, Ali Bongo Ondimba d’après le président de la commission juridique du PDG a indiqué ne pas s’y opposer même si le recomptage des voix n’est pas prévu par la loi. « En fait, nous rappelons que c’est à la suite d’un précédent que la cour avait fait exceptionnellement droit à une demande de recomptage en présence d’auxiliaires de justice et il reviendra à la cour Constitutionnelle de statuer à nouveau sur cette demande », soutient-il.

Pour Ali Bongo Ondimba monsieur Jean Ping appuie sa demande sur 174 procès-verbaux alors que la province du Haut-Ogooué compte au total 297 bureaux de vote, ce qui veut dire que son adversaire fonde ses prétentions sur la moitié des résultats du scrutin de cette province. C’est à ce titre qu’il a indiqué que seuls les procès-verbaux détenus par la CENAP font foi, celle-ci étant une autorité administrative indépendante chargée, selon l’article 13 de la loi 7/96 du 12 mars 1996, de l’organisation de l’élection et de l’administration du scrutin. « En ce qui concerne, la présence d’experts internationaux et des représentants des parties lors du recomptage, nous avons indiqué que nous nous opposions à cette demande car elle n’est pas légale », a-t-il conclue.


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