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Présidentielle 2016 : La face cachée de l’iceberg ?

jeudi 14 avril 2016 Politique


Comme à leur habitude, les candidats fortunés, s’apprêtent à faire feu de tout bois pour à nouveau amener les Gabonais à rêver, en étalant au grand jour leur « force de frappe », à l’occasion de la campagne présidentielle d’août prochain. Ils sont bien plus nombreux que les années antérieures qui, soit pensent que leur heure a sonné, soit se livrent à un jeu subtil consistant à sauvegarder stratégiquement leurs intérêts en se glissant dans le jeu électoral pour, comme à la bourse, spéculer et voir de quel côté soufflera le vent pour ensuite mieux se positionner. Ne dit-on pas chez nous que c’est celui qui se tient le plus proche de la marmite qui a le plus de chance d’être le premier servi ? Qu’à cela ne tienne, si tout ce beau monde est vraiment décidé à aller jusqu’au bout de la logique actuellement affichée, il y aura comme qui dirait du sport et de l’argent à distribuer pour qui veut convaincre par les temps qui courent populations et médias, deux acteurs incontournables sur lesquels reposent le destin des uns et des autres.

Dieu seul sait s’ils ne se comptent que sur les doigts d’une seule main aujourd’hui, puisqu’à Ali Bongo Ondimba, président sortant, qui tient à rempiler, s’ajoutent sur la liste des présidentiables, loin de se refermer, d’autres « Rockefeller » gabonais, d’anciens pédégistes qui ont bâti leur fortune du temps où ils étaient aux affaires aux côtés d’Omar Bongo Ondimba. C’est du moins la lecture qui se dégage à l’entente de certains noms de postulants à la fonction présidentielle : Jean Ping, Guy Nzouba Ndama, Pierre-Claver Maganga Moussavou, pour ne citer que ces derniers, en attendant que d’autres se manifestent, qui font couler tant d’encre et de salive.

Le moins que l’on puisse dire, si les choses évoluent réellement dans le sens d’une disparité de candidatures dans le camp de ceux qui rêvent de destituer Ali Bongo Ondimba, c’est que la campagne à venir, contrairement à celles des années précédentes, risque d’être celle de tous les dangers, tellement l’argent constituera à coup sûr le dénominateur commun, la problématique et l’enjeu principal du scrutin.

Dire que le pays traverse, lui, une période de récession qui n’augure pas de lendemains meilleurs et donc enchanteurs ! Qui parmi ces maîtres-chanteurs pourra le sortir de cette passe difficile et permettre à ses compatriotes de recouvrer la dignité qu’ils disent presque tous avoir perdu ? L’opération de charme devrait commencer maintenant, car l’on sait les populations et la presse avides d’espèces sonnantes et trébuchantes, à leur décharge, puisqu’elles sont le plus clair du temps, restées en marge du partage du gâteau national. Normal, vu sous cet angle, qu’à cette heure, tout travail ou les voix se monnayent. Ne pas en tenir compte et à temps opportun, serait manquer de réalisme et de pragmatisme, deux caractéristiques majeures chez le politique chez qui le besoin de légitimer sa victoire est vécu comme une obsession.

Une fois n’est pas coutume !

Mais, attention, même si l’argent reste un élément incontournable dans la stratégie de mobilisation et de quête d’adhésion du grand nombre à ses idéaux, la « réputation » de chaque acteur politique sera plus que jamais visitée pour des besoins évidents de clarté dans le choix que les Gabonais seront amenés à opérer le jour « J ». Puisqu’il s’agit plus que jamais ici de mesurer le chemin parcouru depuis l’indépendance et jauger l’état d’esprit de tout un chacun des candidats s’ils n’ont pas, eux-mêmes, pris le temps de passer par une phase d’introspection. Parce que à ce qui se dit, les populations ne voudraient plus avoir à élire des personnalités pour lesquelles elles ne représentent que le cadet des soucis pour ne plus avoir à passer des années de galère se traduisant par des retards criards dans la mise en place de politiques sociales viables et humaines.

En clair, elles s’interrogent sur les véritables motivations des uns et des autres, vu que dans une grande mesure, l’on court le risque de dénuder Pierre pour vêtir Paul, « parole de vivant », comprenez d’initié, comme aurait pensé l’écrivain et universitaire Auguste Moussirou Mouyama ! Alors, que les hommes politiques, candidats au futur scrutin, comprennent que s’il y a lieu de contenter le peuple et les médias, il leur faut réfléchir sur la gestion du moyen et long terme également, car demain se construit aujourd’hui. Histoire de dire qu’il faut qu’ils réfléchissent mûrement à leur projet de société et surtout aux capacités qu’ils ont à les mettre en musique, sachant que le temps demeurera toujours leur pire ennemi.

« D’où viens-je ? Où suis-je ? Où vais-je ? »,les trois questions devraient revenir régulièrement dans leur esprit, avant qu’ils ne soient appelés à méditer sur une toute autre, tout aussi significative, « Qui t’a fait roi ? »


Dounguenzolou

Vos commentaires

  • Le 14 avril à 16:07, par mengue En réponse à : Présidentielle 2016 : La face cachée de l’iceberg ?

    Nous sommes en politique.

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  • Le 14 avril à 16:04, par pulcherie En réponse à : Présidentielle 2016 : La face cachée de l’iceberg ?

    Évitons de parler des Boukoubi, comme Nzouba Guy ils ont les mains dans le camboui delta synergie et autres crime financiers et de sang.leurs complices les tiennent se n’est certainement pas avec eux que ce parti connaîtra sa mue.

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  • Le 14 avril à 16:02, par eyang En réponse à : Présidentielle 2016 : La face cachée de l’iceberg ?

    les véritables motivations des uns et des autres, vu que dans une grande mesure, l’on court le risque de dénuder Pierre pour vêtir Paul, « parole de vivant », comprenez d’initié, comme aurait pensé l’écrivain et universitaire Auguste Moussirou Mouyama !

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  • Le 14 avril à 15:59, par ibrahim En réponse à : Présidentielle 2016 : La face cachée de l’iceberg ?

    la « réputation » de chaque acteur politique sera plus que jamais visitée pour des besoins évidents de clarté dans le choix que les Gabonais seront amenés à opérer le jour « J ». Puisqu’il s’agit plus que jamais ici de mesurer le chemin parcouru depuis l’indépendance et jauger l’état d’esprit de tout un chacun des candidats s’ils n’ont pas, eux-mêmes, pris le temps de passer par une phase d’introspection.

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  • Le 14 avril à 15:57, par kathia En réponse à : Présidentielle 2016 : La face cachée de l’iceberg ?

    Je crois fermement a leur détermination et a leur volonté de partage et du bien-être collectif.

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  • Le 14 avril à 15:54, par alda En réponse à : Présidentielle 2016 : La face cachée de l’iceberg ?

    Au regard de l’incapacité de l’opposition a nous offrir une idée du bonheur, notre chance peut certainement venir de Héritage et Modernité.

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  • Le 14 avril à 15:52, par hortence En réponse à : Présidentielle 2016 : La face cachée de l’iceberg ?

    le muscle, c’est l’arme à laquelle le faible, la lâche a recours lorsqu’il est en manque d’arguments.

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  • Le 14 avril à 15:49, par pulcherie En réponse à : Présidentielle 2016 : La face cachée de l’iceberg ?

    Le moins que l’on puisse dire, si les choses évoluent réellement dans le sens d’une disparité de candidatures dans le camp de ceux qui rêvent de destituer Ali Bongo Ondimba, c’est que la campagne à venir, contrairement à celles des années précédentes, risque d’être celle de tous les dangers, tellement l’argent constituera à coup sûr le dénominateur commun, la problématique et l’enjeu principal du scrutin.

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  • Le 14 avril à 11:03, par Bouda Micke En réponse à : Présidentielle 2016 : La face cachée de l’iceberg ?

    La question que je me pose encore, où étaient ils avant de se déversent dans l’opposition ?

    Quand ils mangeaient leur argent est ce qu’ils nous connaissent ??? Maintenant que Ya Ali leur fait sa dure ils pensent à nous.

    Quand Ndzouba et Ping avaient choisi Ali, ils ne savaient pas qu’il avait un problème de papier comme ils le disent ???? Pourquoi ne l’’ont t’ils pas bloqué en 2009 ??? Pacequ’ils voulaient préserver leur même privilège que Ya Ali a finalement rejeté, et voilà pourquoi tous se retournent contre lui.

    Ndzouba habite derrière l’école normale, la route est comment ???? Ping même dans son village a t il même déjà fait un don de tableaux ou de tables bancs dans les établissements existants pour l’éducation des enfants ???? Alors que tous sont des milliardaires, et c’est le Gabon qu’ ils vont changer ???? Mon oeil oui

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