Présidentielle 2016 : Faustin Boukoubi forcé à l’explication ?

mardi 14 juin 2016 Politique


A moins de trois mois du scrutin électoral fixé au 27 août prochain, la fébrilité dans la mouvance présidentielle est telle que le Secrétaire général du Parti démocratique gabonais (PDG), Faustin Boukoubi a été contraint de réagir aux rumeurs du rôle joué par lui dans les relations avec Guy Nzouba Ndama. Une rupture de silence, qui au-delà de la simple clarification des choses traduit la tension et l’énervement ambiants au sein du parti au pouvoir.

Boukoubi condamné à parler ! Et le silence n’aura été que de courte durée, face aux rumeurs persistantes sur ses relations avec l’ancien patron de l’Assemblée nationale, son frère de contrée, Guy Nzouba Ndama, désormais dans ses habits d’opposant depuis le 05 avril dernier. En effet, c’est lors d’une visite à Franceville,( capitale provinciale du Haut-Ogooué) que le Secrétaire général du Parti démocratique gabonais, Faustin Boukoubi s’est vu obligé de répondre aux insinuations de certains journaux, qui faisaient état de son double jeu dans le soutien supposé apporté en catimini à son frère du village, Guy Nzouba Ndama, qui a plié ses bagages au PDG pour l’opposition.

Occasion pour le Secrétaire général du parti de « masse » de crier haut et fort qu’il n’est pas un opposant et d’expliquer qu’il ne renierait jamais Guy Nzouba Ndama, qui est à la fois son frère et son beau-frère. Avant de poursuivre : « avoir un parent dans l’opposition ne fait pas de vous un opposant », et qu’on peut appartenir au PDG et avoir en même temps des parents dans l’opposition. C’est donc une sortie qui lui a permis de clarifier les choses une bonne fois pour toutes et de mettre ainsi un terme définitif aux folles rumeurs des prétendues démissions en gestation au sein de la galaxie présidentielle.

Mais au-delà, cette sortie de Boukoubi pourrait être interprétée comme révélatrice d’un malaise profond au sein du giron présidentiel, depuis que le parti d’Omar Bongo connaît une vague de démissions sans précédent. La fébrilité et la suspicion quasi généralisées, qui ont gagné le cercle émergent en cette période de précampagne mouvementée, marquée par la peur diffuse de guerre civile et l’activisme des opposants enragés contre le locataire du palais du bord de mer ont certainement beaucoup pesé sur l’élu de Pana. Ce qui justifie cette sortie au forcing du Secrétaire général du PDG, qui a tenu à couper court à cette rumeur afin de rassurer et apaiser les inquiétudes d’Ali Bongo qui commençait certainement à se faire du mauvais sang. Surtout que les rumeurs de ce genre finissent toujours par se confirmer. Et l’exemple de Nzouba Ndama en dit long.


Charles Nestor NKANY

Répondre à cet article

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Suivre les commentaires : RSS 2.0 | Atom

Articles relatifs