Présidentielle 2016 : Et après les violences post-électorales ?

vendredi 9 septembre 2016 Société & environnement


Il y a quelques jours, Libreville été saccagée de toutes pièces par des citoyens en furie, car mécontents des résultats du récent scrutin présidentiel. Après cet accès de colère, il est évident que le retour à la normale sera bien difficile.

« Chaos », c’est l’unique expression qui qualifie désormais Libreville. Les stigmates des émeutes qui ont paralysé le cours des choses sont insoutenables ! L’activité économique, sociale voire politique a pris une telle ampleur que le retour au statu quo s’apparente à un véritable casse-tête chinois, car les liens solides qui unissaient les Gabonais se sont desserrés. Chacun vit désormais avec la peur au ventre et la suspicion, d’où la naissance d’une crise de confiance entre dirigeants et populations.

Les rues de Libreville ressemblent désormais à celles d’autres pays en crise à travers le monde. Un spectacle auquel assistait jusque-là le peuple gabonais à travers le petit écran. Désormais cette réalité est également la leur. Après la contestation, la reconstruction s’avère bien fastidieuse. En effet, ce type de chantier n’est pas du goût des gouvernants qui y voient un mythe de Sisyphe.

En plus de recoudre le tissu commercial déchiré par les émeutes qui ont embrasé la capitale gabonaise, il faut aussi songer à reconstruire. Reconstruire la Nation, les édifices publics incendiés par la colère des manifestants, l’éclairage public qui, à certains endroits, n’est plus que le modèle d’une réalité passée. Le fruit de dizaines d’années de recherche scientifique conservé dans le laboratoire de Sibang, en plein cœur du sixième arrondissement de Libreville est également parti en fumée lorsque la rage des émeutiers n’ont pas épargné le bâtiment L’Institut de Pharmacopée et de Médecine Traditionnelle (IPHAMETRA) communément appelé « l’Arboretum ».

Le bilan des dégâts est immense et alarmant. Théoriquement cela devrait peser lourd sur le rendement financier national et freiner l’appétit souvent vorace des investisseurs étrangers vis-à-vis du Gabon, à moins de mettre en place des stratégies très attractives pour que le contraire ne se produise. Mais le mal est tel qu’y parvenir relève d’un complexe dilemme. Les jours, semaines voire les mois qui suivront cette crise seront certainement les plus difficiles à vivre pour les dirigeants gabonais, le peuple et pour le pays , à moins d’un miracle…


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Vos commentaires

  • Le 9 septembre à 13:49, par gakosso En réponse à : Présidentielle 2016 : Et après les violences post-électorales ?

    Bonjour
    Ping doit parti puisqu’il à triché cela est prouvé par son recours à la cours constitutionnel car comment comprendre cette démarche autrement puisqu’il avait juré qu’il avait gagné et qu’il était président du Gabon. Mais comme la vérité triomphe toujours ces acolytes escrocs ont été arrêté ; Ping se retrouve donc la mains dans le sac. pour sauver ses apparence il tente un dernier coups de poker car à la fin il va désavouer la décision de la cours constitutionnelle et appellera à ses partisans à descendre dans la rue mais cela ne prendra pas. Pour quelqu’un parle d’origine lui Ping n’a pas hérité de l’honneur et la sérénité légendaire des peuples d’Asie. Dommage car dans le cas d’espèces ou il est reconnu et établit que Ping à triché il serait confondu d’excuses d’avoir mentit et triché et se serait fait harakiri, dommage pour le Gabon dommage pour l’Afrique , Ping est un mauvais exemple du métissage.

    • Le 13 septembre à 14:03, par Gabonais En réponse à : Présidentielle 2016 : Et après les violences post-électorales ?

      Heureusement que vous suiviez très bien l’actualité du Gabon. Sinon vous auriez dû faire sauter Marie Madeleine M. que le pouvoir force à être là en sa faveur. Constitutionnellement l’on est président à la CC que de 7 ans renouvelable. Qu’en dites-vous si nous calculons toute la violation de la loi et des droits causés sur le peuple Gabonais ?

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  • Le 10 septembre à 22:02, par Joseph En réponse à : Présidentielle 2016 : Et après les violences post-électorales ?

    Certains Gabonais se sont fait bien prendre dans le piege Jean Ping. Vraiment un bonne acteur !!!

    • Le 13 septembre à 13:55, par Gabonais En réponse à : Présidentielle 2016 : Et après les violences post-électorales ?

      Loin d’être partisan, pouvez-vs me présenter Jean PING dans son rôle d’acteur ? Quand vs avez raison sur votre collègue vs êtes prêt à lui brandire sous le nez la preuve de votre raison. Parfois vous êtes prêt à outrepasser certaines normes étique et morale, simplement parce que vous êtes sûr de ce que vs dites et de ce que vous faites. Com vs en cas de "raison", M. Jean PING a reçu la réaction du peuple en sa faveur. Dans ma position d’observateur, Jean PING n’est pas le président, seulement par un concours d circonstance, il a choisi le bon camp au bon moment. Le président, "l’acteur" c’est le peuple qui a parlé le du 27 août 2016. Et toc !!!!

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  • Le 12 septembre à 15:59, par BACQ En réponse à : Présidentielle 2016 : Et après les violences post-électorales ?

    EN TANT QUE SYMPATHISANT D AMNESTY INTERNATIONAL JE NE COMPRENDS POURQUOI LE PDG REFUSE L ARRIVEE AU GABON DE SES REPRESENTANTS.AURAIT IL QUELQUE CHOSE A SE REPROCHER

    POURQUOI LE RESULTAT DES ELECTIONS N A PAS ETE COMMUNIQUE EN PRESENCE DE L OPPOSITION

    EST CE VRAIMENT DE LA DEMOCRATIE ?

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  • Le 12 septembre à 08:06, par nguema En réponse à : Présidentielle 2016 : Et après les violences post-électorales ?

    Le peuple est vraiment brouillon, il se laisse toujours manipulé par les hommes politiques. En seulement trois jours d’émeutes le pays est revenu à 5 ans en arrière, quelle tristesse ! Les infrastructures détruites, les centres commerciaux emportés par la fumée, etc. La paix ce ne sont les hommes qui la décrète et la donne, c’est Dieu. Les signes spirituels étaient bien réunis qui témoignaient qui ce pays courait un grand danger si son peule et ses dirigeants ne repentaient de certains de leurs actes : homosexualité, crime rituel (ce phénomène ne date pas d’Ali, depuis Bongo père, on en parlait. C’est sous Ali qu’il s’est amplifié), franc-maçonnerie, l’inceste rituel (des pères qui vont avec leur filles mineures pour avoir des postes). Tout ceci n’augurait pas des lendemains paisibles pour notre cher Gabon. Le tout c’est de se repentir. Sodome et Gomore était beau et paisible comme pays, il y faisait bon vivre, mais leur méconduite (homosexualité, etc.) a entraîné la ruine. Le Gabon est descendu vraiment bas. La relève sera difficile. Prions que ce qui vient de se passer nous serve de leçon, et ne nous amène plus à reproduire ce genres de bêtises.

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  • Le 11 septembre à 18:55, par Myke delta En réponse à : Présidentielle 2016 : Et après les violences post-électorales ?

    Sachez que la vérité n’a ni les armes ni l’argent ; elle n’est non plus pressée, mais elle finit toujours par triompher. L’histoire relatera le rôle ses uns et des autres dans quelques années et aucun gabonais n’oubliera la vérité.

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  • Le 11 septembre à 18:44, par Myke delta En réponse à : Présidentielle 2016 : Et après les violences post-électorales ?

    Sachez que la vérité n’a ni armes ni argent ; elle n’est non plus pressée, mais elle fini toujours par triompher.

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  • Le 11 septembre à 16:39, par Eyang En réponse à : Présidentielle 2016 : Et après les violences post-électorales ?

    Les stigmates des émeutes qui ont paralysé le cours des choses sont insoutenables ! L’activité économique, sociale voire politique a pris une telle ampleur que le retour au statu quo s’apparente à un véritable casse-tête chinois, car les liens solides qui unissaient les Gabonais se sont desserrés.

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  • Le 10 septembre à 15:40, par YAOGO En réponse à : Présidentielle 2016 : Et après les violences post-électorales ?

    Chers homme politiques gabonais, je vous pris d’ avoir pitié de la population et revenez tous à la raison. Vous êtes assoiffés par votre place politique tout en ignorant les conséquences. Souciez des enfants, les impotents, les pauvres, les élevés.
    Je me demande où est rentré le pardon du gabonais ? Où avez vous la paix d’ hier ? Prenez conscience d’ une chose : si celui qui parle est insensé que celui qui écoute soit sage.

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  • Le 9 septembre à 11:53, par Jolie En réponse à : Présidentielle 2016 : Et après les violences post-électorales ?

    Le fruit de dizaines d’années de recherche scientifique conservé dans le laboratoire de Sibang, en plein cœur du sixième arrondissement de Libreville est également parti en fumée lorsque la rage des émeutiers n’ont pas épargné le bâtiment L’Institut de Pharmacopée et de Médecine Traditionnelle (IPHAMETRA) communément appelé l’Arboretum vraimentpathétique.

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  • Le 9 septembre à 11:43, par Junior En réponse à : Présidentielle 2016 : Et après les violences post-électorales ?

    L’activité économique, sociale voire politique a pris une telle ampleur pitié de notre pays.

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