Présidentielle 2016 : Enfin l’engouement !

vendredi 26 août 2016 Politique


Tous ceux qui observent de près les visites des Gabonais dans les centres de distribution des cartes d’électeurs au fur et à mesure qu’approche la date du scrutin présidentiel, peuvent se rendre à l’évidence que, contrairement aux premières heures, les dernières sont celles des grandes affluences dont nous allons tenter de trouver des explications.

L’enjeu est plus qu’important pour le camp au pouvoir et pour l’opposition, l’un parce qu’il s’agit de convaincre la majeure partie des compatriotes de voter pour la continuité, eu égard au fait que le président sortant avance à tout bout de champ qu’il entend solliciter un nouveau septennat pour achever ce qu’il a commencé, l’autre parce que, dit-il, le pays a plus que jamais besoin d’alternance s’il tient à emprunter le chemin du développement. Aussi, les troupes sont-elles mobilisées par tous les moyens, médiatiques, financiers et matériels, chacun nuançant qu’il n’est pas ici question d’acheter la conscience des populations, mais plutôt de séduire comme il est de coutume en politique.

Difficile de déterminer l’issue d’une élection dont la campagne a pris il y a une dizaine de jours une tournure toute particulière avec le ralliement à l’ancien président de l’Union africaine, Jean Ping redoutable adversaire d’Ali Bongo Ondimba pour des raisons diverses, de deux poids lourds de l’opposition gabonaise, l’ancien Premier-ministre d’Omar Bongo Ondimba dans les années 90, Casimir Oyé Mba qui a par le passé occupé les prestigieuses fonctions de Gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale, BEAC, et l’ex- président de l’Assemblée nationale Guy Nzouba Ndama.

Depuis en effet que cette alliance que certains qualifient de contre nature au vu de l’ego trop prononcé de chacun d’entre eux et des ambitions individuelles, les hommes du camp d’en-face semblent davantage se bousculer et faire dans l’invective, ce qui laisse croire qu’il y a apparition d’une nouvelle donne qui appelle à l’affermissement des stratégies passant visiblement par la convocation par un populisme ambiant des populations à un vote en faveur du candidat de la majorité.

Est-ce le fait d’avoir désormais intégré l’idée selon laquelle l’élection présidentielle est une affaire beaucoup plus sérieuses que ce que l’on a jusqu’ici pensé, car il n’était pas rare dans un passé récent d’entendre des soutiens au candidat Ali Bongo Ondimba, avancer que la victoire allait être obtenue cash comme si les dés étaient pipés d’avance.

Est-ce pour cela que des rumeurs parlent d’opérations tous azimuts concernant jusqu’aux sujets étrangers à qui l’on remettrait, cela reste à vérifier, un document pour leur permettre de voter pour le candidat PDG ?

De l’autre côté, dans le camp de l’opposition, il y a comme une veille de tous les instants perceptibles dans l’invite qui est faite aux Gabonais d’aller massivement retirer leur carte d’électeur afin d’être tous présents dans les isoloirs, sonner la fin d’un système que l’on assimile à celui qui l’a mis en place quoiqu’avec le concours de nombreux membres à avoir quitté la barque en pleine de crise d’excroissance. Veille de tous les instants, avons-nous dit, parce qu’il y a qu’au-delà des agissements, transparait cette ferme volonté de barrer la route à des opérations favorisant la tricherie à laquelle sont habitués les pouvoirs qui se sont succédé au Gabon, semblent s’offusquer les Casimir Oyé Mba, Guy Nzouba Ndama, Jean Ping et bien d’autres même tapis dans l’ombre, les murs ont des oreilles dit- on !

Rendre le Gabon aux Gabonais n’est pas une volonté d’exclusion si l’on tient compte du fait que la Constitution de la République est claire et qu’il suffit à chacun de bien la lire pour en tirer le plus profit. Ce que l’on reproche dans les rangs de l’opposition à certains sujets venus d’ailleurs, c’est surtout d’user de pratiquer de manière frauduleuse, bien qu’avec le concours de Gabonais, leur mue, dans le but avoué de nuire, ce qui est inadmissible en période aussi sensible que celle à venir. Du reste, obtenir la nationalité n’a rien d’étrange, puisqu’il suffit à chacun de se conformer aux textes pour se voir reconnaître ce droit.

De plus, l’octroi de cette nationalité se fait sur la base de certains critères d’éligibilité dont celui qui est le sentiment que celui qui aspire à devenir Gabonais, à renoncer à des considérations du genre celle qui le pousse à ne considérer le pays d’adoption que comme une vache à lait. C’est dire, qu’il doit se mouler aux autres qu’il a rejoint sur le territoire national avec les mêmes convictions qu’eux qui passent d’abord par l’envie de servir son pays. Histoire de dire : « Ne demandez pas au Gabon ce qu’il peut pour vous, demandez- vous ce que vous pouvez pour lui ».


Dounguenzolou

Vos commentaires

  • Le 27 août à 01:38, par Pulcherie En réponse à : Présidentielle 2016 : Enfin l’engouement !

    Ce que l’on reproche dans les rangs de l’opposition à certains sujets venus d’ailleurs, c’est surtout d’user de pratiquer de manière frauduleuse, bien qu’avec le concours de Gabonais, leur mue, dans le but avoué de nuire, ce qui est inadmissible en période aussi sensible que celle à venir.

    Répondre à ce message

Répondre à cet article

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Suivre les commentaires : RSS 2.0 | Atom

Articles relatifs