Présidentielle 2016 : Candidature d’Ali Bongo Ondimba, le « Nec pluribusimpar » des pédégistes, preuves tangibles…

mercredi 24 février 2016 Politique


Depuis que les pédégistes et les formations politiques de la majorité lancent des appels à candidature en faveur de leur « champion », Ali Bongo Ondimba, ils couvrent ce dernier de lauriers, laissant dire qu’ils le considèrent comme un « être non égal au grand nombre ». La démonstration est faite dans la tournée entreprise par le Secrétaire général du PDG Faustin Boukoubi à l’intérieur du pays et les récentes déclarations du ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement Alain-Claude Bilié-By-Nzé sur les antennes de la radio africaine « Africa n°1.

On aurait dit une campagne avant l’heure. Tous ceux qui soutiennent la candidature du président gabonais se lancent depuis quelques mois dans une opération de séduction qui ne trompe personne, car tournée vers l’apologie du régime d’Ali Bongo Ondimba qui a certes appartenu à des gouvernements sous feu son père Omar Bongo Ondimba, mais qui a su se distinguer des autres, partis de l’autre côté, par des pratiques plus orthodoxes aux dires de ses partisans qui avancent que le Gabon est sur la bonne pente et que le Plan stratégique Gabon émergent bras séculier de l’« Avenir en confiance » est bel et bien en marche, histoire d’évacuer des esprits le moindre doute et de rassurer jusqu’au citoyen le plus dubitatif.

A l’analyse, les proches du chef de l’Etat gabonais, qui disent connaître tous ses adversaires, soutiennent qu’Ali Bongo Ondimba continue d’être le meilleur choix et que ses compatriotes ont fort logiquement des raisons de voter pour lui en 2016. Une argumentation qui trouve sa raison d’être dans les réalisations de ce dernier durant son septennat qui vont de la construction des routes au projet « Graine ».

Alain-Claude Bilié- By-Nzé est même allé jusqu’à comparer sa gestion à celle de la fourmi dans la fable de Jean de la Fontaine, c’est-à-dire parcimonieuse qui devrait, plutôt que d’être l’objet de commentaires déplacés et de moult railleries, susciter l’adhésion à son projet de société. Se défendant qu’il ne connait pas de pays au monde où le chômage n’existe pas, le ministre, porte-parole du gouvernement, a mis la courbe ascendante du phénomène, non pas au compte d’une mal- gouvernance, mais à celui d’une mauvaise santé de l’économie mondiale liée à la mévente de certains produits du sous-sol notamment le pétrole dont le coût du baril continue de dégringoler sur le marché international.

Evoquant la question de la moralité d’une certaine race d’opposants, transfuges du PDG, il n’a cité qu’un exemple patent, Jean Ping, crédité d’une mauvaise gestion à l’Union africaine qui pour ces raisons, malgré l’aide du Gabon qui a failli se brouiller par moments avec d’autres nations du continent avec lesquelles il entretient des relations exemplaires, a perdu l’élection à la présidence de l’institution face à la sud- africaine Nkosazana Dlamini Zuma.

Rapportant les déclarations de l’opposant devenu sur Radio France Internationale, Bilie-By-Nze a simplement relevé qu’il n’est pas dans l’esprit du patriote qu’il est de justifier son départ dans l’opposition et sa haine du pouvoir, par le fait de la suppression de quelques prébendes comme du reste l’a fait M. Ping qui déclarait que la raison, la principale, qui l’a amené à l’Union nationale, c’est de n’avoir pas supporté que ses affaires connaissent des difficultés à cause du régime Ali Bongo Ondimba et que ses enfants subissent le même sort, dire qu’il en a fait avec la sœur aînée du chef de l’Etat qui se porteraient plutôt à merveille.

Conclusion, Ping comme beaucoup d’autres du même bord politique que lui d’ailleurs, militent pour leur propre ventre et non pour celui des gabonais qui sont invités à observer ces derniers dans leurs faits et gestes avant que de leur accorder un blanc-seing. Poursuivant son propos, Alain- Claude Bilié- By- Nzé a, à l’endroit de ceux qui prônent la violence, recommandé qu’ils se rapprochent des ressortissants de pays qui ont connu la violence, la guerre, pour peut- être se raviser, une façon de dire que l’on sait quand elle commence, mais pas quand elle finit et de corroborer ce mot d’un grand historien selon lequel les hommes font l’histoire, mais ne savent pas l’histoire qu’ils font.

Quant à Faustin Boukoubi, il sait les oiseaux de mauvaise augure postés à tous les coins de la République pour vendre un discours trompeur qui ne repose souvent que sur leur imagination, s’appuyant sur le fait qu’il est parfois difficile à des compatriotes d’aller hors de leur province, découvrir ce qui se fait ailleurs que chez eux. Le PDG reste et restera, selon son Secrétaire général, une formation politique populaire en dépit des divergences d’opinions qui se font jour en son sein et qui sont l’œuvre de certains camarades parfois habités par la malhonnêteté qui finiront par entendre la voix de la raison et se convaincre d’une et d’une seule chose, s’inspirant du discours d’Oyem du Premier ministre, chef du gouvernement, Pr Daniel Ona Ondo, qui s’exclamait devant ses sœurs et frères pédégistes du Woleu-Ntem qu’il invitait au ralliement à la politique d’Ali Bongo Ondimba, qu’une victoire ne se gagne pas seul.

Alors que l’on croyait que son séjour dans la province de l’Ogooué-Lolo qui a vu naître le Parti au pouvoir en 1968 allait tourner au fiasco eu égard aux déceptions que l’on croyait voir s’afficher, les populations ont plutôt fait bloc derrière Ali Bongo Ondimba, ce qui augure de lendemains meilleurs aux dires du Secrétaire général du PDG. En somme, Ali Bongo Ondimba est à tous les points de vue encore l’homme de la situation, malgré les entourloupes des uns et des autres qui croient que leur heure a sonné pour à leur tour gouverner le Gabon, peu importe ce qu’ils veulent en faire.

A ce jeu, on aimerait bien que ce soit des personnalités qui n’ont pas l’expérience de la gestion des affaires de l’Etat qui déversent des insanités sur le pouvoir, mais pas ces mêmes assoiffés qui ne rêvent que de revenir s’arcbouter sur les richesses du pays et s’en mettre à nouveau plein les poches, les Gabonais, représentant en vérité le cadet de leurs soucis.


Dounguenzolou

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