Présidentielle 2016 : Candidature d’ABO, une stratégie peu commune !

jeudi 3 mars 2016 Politique


C’est au cours de son séjour à Port-Gentil, en début de semaine qu’Ali Bongo a annoncé sa candidature à la prochaine élection présidentielle. Si l’annonce ne surprend guère personne, elle suscite néanmoins moult commentaires. D’ailleurs certains compatriotes voient dans cette annonce présidentielle, une stratégie politique bien pensée. Port-Gentil étant réputée être hostile au pouvoir.

«  Avec la grâce du Tout-Puissant, la bénédiction de nos Ancêtres, et le soutien de tous, je vous annonce ma candidature à l’élection présidentielle de cette année », dixit Ali Bongo Ondimba, lors de son récent séjour dans la capitale économique.Et pour ce faire, ce dernier a choisi le pont en construction d’Ozouri. Un pont, aux dires de l’actuel locataire du bord de mer qui devra reliera la province balkanisée au reste du pays. Il faut dire que l’annonce n’est surprenante que pour ceux qui portent des œillères. Toutefois, cette déclaration de candidature alimente désormais les débats et conversations.Cela s’explique sans aucun doute par le lieu retenu pour la déclaration de candidature.

De « Avançons ensemble » à « Changeons ensemble »

C’est un truisme de dire que le nouveau slogan « Changeons ensemble », s’apparente au précédent « Avançons ensemble ». En dépit des bonnes intentions des experts en communication entourant le patron du Parti Démocratique Gabonais, il y’a que ce nouveau slogan laisse transparaître en filigrane un aveu d’échec, clament de nombreux observateurs de la scène politique gabonaise. Difficile de ne pas voir en ces termes, un « mea-culpa » voire une confession. Et ce d’autant plus qu’il avoue « je connais très bien comment a fonctionné ce système de privilèges et son impact sur le développement de notre pays ».

Un passage en force ?

Depuis le début de la semaine, l’expression est en vogue. La presse entière l’a pensée et utilisée, et ce, jusqu’à la clarification du Secrétaire Générale du PDG, Faustin Boukoubi qui, dans une interview accordée à nos confrères de l’Union soutient que : « le président du parti est le candidat unique du parti à l’élection du Président de la République. Il est investi au cours d’un congrès convoqué à cet effet ». Du coup, l’annonce d’Ali Bongo Ondimba est loin d’être illégale. C’est la notion de « candidat naturel », bien pratiquée depuis l’ère de son défunt père. Toutefois, la forme est à déplorer. En fait, l’homme aurait dû attendre la tenue du congrès devant avaliser sa candidature, par simple respect de forme. D’où le mécontentement, en sourdine bien sûr, de certains militants.


Charles Nestor Nkany

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