PLF 2019 : Un budget à la baisse et des prévisions plus flexibles

mardi 16 octobre 2018 Economie


Peu de contraintes et un cadre macro-économique plus flexible, le projet de loi de finance 2019 (PLF), présenté en Conseil des ministres le 15 octobre courant, s’inscrit dans la poursuite du Plan Triennal de Relance économique (PRE), avec la mise en œuvre des mesures d’assainissement des finances publiques. Evalué à 2806,9 milliards de francs CFA, il affiche une baisse de 3,8%, comparé à l’exercice précédent.

Le Projet de loi de finance (PLF) pour l’exercice 2019 est tombé. Axé sur la poursuite du Plan triennal de Relance de l’Economie (PRE) et la mise en œuvre des mesures d’assainissement des finances publiques, il vise l’optimisation des recettes, l’allègement du train de vie de l’Etat, la restructuration de la dette intérieure et la réduction des dépenses de personnels. En valeur, il représente la somme de 2 806,9 milliards de francs CFA, contre 2 918, 5 milliards de FCFA dans la Loi Finance Rectificative 2018, soit une baisse de 3,8 % équivalant à 111,7 milliards de FCFA. Une contraction imputable au recul des ressources de financement de l’ordre de -219,8 milliards de francs CFA en dépit d’une hausse des recettes budgétaires de 108,1 milliards de francs CFA.

Les recettes du budget de l’Etat s’établiraient à 2 150,3 milliards de FCFA, soit une augmentation de 108,1 milliards de FCFA, par apport à la LFR 2018, grâce aux effets attendus des nouvelles mesures de mobilisation des recettes fiscales et douanières. Les ressources de financements et de Trésorerie, quant à elles, se situeraient à 656,6 milliards de francs CFA, laissant apparaître un solde déficitaire des opérations de trésorerie et de financement de 68,1 milliards de francs CFA. Les dépenses budgétaires se chiffreraient à 2082,2 milliards de francs CFA, contre 1969,1 milliards de francs CFA dans la LFR 2018, soit une hausse de 113,1 milliards de francs CFA, essentiellement due aux efforts d’investissement et à la prise en compte de la part patronale de l’Etat employeur.

Les charges de trésorerie et de financement sont évaluées à 724, 7 milliards de FCFA contre 949,8 milliards de FCFA dans la loi de finances rectificative 2018, soit une diminution de 224,8 milliards de francs CFA. Les dépenses de fonctionnement y compris celles affichées dans les comptes d’affectation spéciale, se chiffreraient à 1 293,7 milliards de francs CFA contre 1284,8 milliards de francs CFA. Elles augmenteraient ainsi de 8,9 milliards de FCFA du fait d’une meilleure maitrise des dépenses supportées par les recettes affectées.

Les dépenses de personnels, initialement évaluées à 640,9 milliards de francs CFA, augmenteraient de 5% environ pour se chiffrer à 672,8 milliards de francs CFA. Cette hausse s’explique essentiellement par le retard pris dans la mise en œuvre de certaines mesures relatives à la baisse de la masse salariale qui ont été prises en 2018. Les dépenses de biens et services, les dépenses de transferts et autres dépenses, sont toutes en baisse, respectivement de 21,8 milliards de francs CFA, de 20,3 milliards de francs CFA et de 19,6 milliards de francs CFA. Quant aux dépenses d’investissement, elles, s’établiraient à 423,9 milliards de FCFA contre 352,9 milliards de francs CFA dans la LFR 2018. L’ensemble de ces ressources serait principalement orienté vers la relance des chantiers à l’arrêt, l’amélioration du système éducatif, de l’offre de santé ainsi que la lutte contre la précarité et les inégalités.


La Rédaction

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