Personnes Handicapés : Entre stigmatisation et pitié !

jeudi 3 décembre 2015 Société & environnement


La communauté mondiale célèbre ce 3 décembre, la journée mondiale des personnes handicapées. Au Gabon, hormis quelques initiatives du Ministère des Affaires sociales et de la Fondation Sylvia Bongo Ondimba (avec ce récent don de cannes blanches aux « aveugles »), en direction des personnes vivant avec un handicap, il faut reconnaître que le quotidien de ces dernières demeure bien pénible.

Dur d’être en situation d’handicap au Gabon ! Et pour cause, bon nombre de personne, soit par ignorance soit par mauvaise foi considèrent que cette catégorie de citoyens sort de l’ordinaire. Stupide considération ! En effet, les personnes handicapées font souvent l’objet de railleries. On le constate dans les sketches et autres parodies de danses. Sans prétendre détenir la science infuse, aucun parent, au moment de la conception de sa progéniture, nourrie l’ardent désir d’avoir un enfant en situation d’handicap. Aux railleries et différents quolibets, s’ajoutent les difficiles conditions d’accès dans les édifices publics et privés. Plusieurs ministères et constructions à caractère commercial ou privé ne disposent pas de rampes d’accès. Du coup, les personnes à mobilité réduite éprouvent toutes les peines du monde à accéder ces édifices. Dans le même registre, ils vivent également dans leur chair, une sournoise stigmatisation. Même s’ils ne le disent pas haut et fort, de nombreux opérateurs économiques préfèrent recruter des personnes valides, plutôt que celles en situation d’handicap. Et pourtant, l’Enseignant et Politologue Jonathan Ntoutoume et Marc OnaOssangui, membre de la société civile et responsable de l’ONG Brainsforest, pour ne citer que ceux-là, forcent le respect. Ces derniers sont la preuve palpable que les personnes handicapées sont aussi compétentes que celles dites valides. Et pour preuve, les précités sont connues bien au-delà des frontières gabonaises.

La pitié, une autre injure aux personnes handicapées !

Lorsqu’elles ne sont pas victimes de stigmatisation, les personnes handicapées sont perçues par certains de leurs congénères comme des « éternels assistés ». Une attitude très mal perçue par la catégorie des gabonais dont la journée est célébrée ce jour. Les avancées technologiques et culturelles, du moins sous d’autres cieux, font que les personnes handicapées vivent de façon normale, et ce, sans être considérées comme des grands bébés à couver à chaque instant de la journée. En regardant de près, leurs difficultés quotidiennes, on se demande vraiment qui des « valides » ou « handicapés » ont besoin d’être surveillés comme du lait sur le feu ?


YFI

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