Pénurie d’Antirétroviraux : Que fait le Ministère de la Santé ?

lundi 25 avril 2016 Santé


La situation est catastrophique ! Les personnes vivant avec le VIH, PVVIH, vivent, depuis plus de 6 mois, un calvaire dû à la pénurie des Antirétroviraux, (ARV). Un sérieux danger pour leur survie. Conscientes que cette pénurie impacte négativement sur leurs vies, les PVVIH se sont retrouvées samedi 23 Avril courant, dans les locaux de l’ONG Lumière au carrefour Léon Mba.

La situation est « génocidaire si rien n’est fait d‘ici peu de temps », affirme l’une des malades. Au regard de la longue pénurie d’ARV, les personnes vivant avec le VIH sont belle et bien résolues à monter au créneau. Advienne que pourra ! Elles comptent désormais tout mettre en œuvre pour obtenir les précieux ARV, car il en va de leur survie. D’ailleurs des décès résultant de liés à cette pénurie sont déjà enregistrés. On se souvient que le Ministre délégué à la Santé, en recevant les PVVIH le 12 avril dernier, avait assuré que les ARV devraient arrivés à Libreville rapidement. S’il est vrai que les ARV ont bien atterris à l’Office Pharmaceutique National, OPN, il n’en demeure pas moins vrai que la quantité livrée est négligeable. En effet, les deux cartons livrés ne couvrent pas la demande nationale. Pire, les médicaments reçus ne sont conçus que pour les malades de deuxième ligne, excluant de ce fait ceux de première ligne.
Résultats : seules 30 personnes ont pu rentrer en possession de leurs médicaments, nous confirme M. Thierry Mbome, personne vivant avec le VIH. Toujours selon ce dernier, les personnes vivant avec le VIH sont en train de mourir, il y a déjà 10 décès et de nombreuses personnes sont en train de d’agoniser dans les hôpitaux faute de médicaments. « Je suis allé enterrer ma cousine la semaine dernière à Lambaréné, elle était aussi séropositive. Je suis resté sans mots lorsque je suis allé au CTA de Lambaréné, les malades agonisent, et l’Etat ne semble pas réagir », explique ahuri Thierry Mbome.
Les PVVIH, disent connaitre leurs droits et demandent au Gouvernement de s’atteler à résoudre ce problème. Dans la même foulée, elles s’interrogent sur la provenance des ARV et la quantité reçue ? Pourquoi tous les CTA du Gabon n’ont-ils pas été approvisionnés ? Autant d’interrogations à ce jour sans réponses !
Quid de la gestion des ARV ?
Durant leur dernière rencontre, samedi 23 avril courant, les PVVIH ont révélé au grand jour quelques dérives ayant cours dans certains CTA de Libreville. Selon elles, l’une des causes de la rupture des ARV est la mauvaise gestion du personnel en charge de la distribution. Si l’on s’en tient à leurs témoignages, certains médecins prennent les ARV et les revendent dans certaines cliniques locales, causant ainsi un gap dans le partage sur l’étendue nationale. Pis encore, les médecins demandent des cartes de séjour aux malades expatriés pour pouvoir bénéficier des ARV. Du coup, les concernés s’interrogent sur cette discrimination ? Il est impérieux que le Ministère de la Santé règle rapidement cet écueil, car le non-respect de la prise médicamenteuse favorise la résistance du virus aux ARV.


MI

Vos commentaires

Répondre à cet article

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Suivre les commentaires : RSS 2.0 | Atom

Articles relatifs