Pénurie d’antirétroviraux dans les CTA au Gabon : Un énorme danger pour les PVVIH !

mercredi 13 avril 2016 Santé


Les personnes vivant avec le VIH, les PVVIH retiennent leur souffle ! Les antirétroviraux sont en rupture de stock sur toute l’étendue du territoire national. Anxieuses pour leur survie, ces dernières ont sollicité une rencontre avec le ministre délégué à la Santé pour plus de précision.

La communauté des personnes vivant avec le VIH est en danger. Les Centres de Traitements Ambulatoires (CTA) manquent d’antirétroviraux (ARV), ces précieux médicaments qui maintiennent en vie de nombreux malades. D’ailleurs, cette pénurie déjà longue de 5 mois est à l’origine de nombreux décès. A en croire les informations recueillies, cette situation résulte du fait que de l’Office Pharmaceutique National (OPN), n’a lui-même pas encore reçu les ARV. Lequel office procède par la suite à la redistribution dans les CTA, nous confirme un membre du personnel du CTA de Nkembo.

Du coup le personnel médical attend avec beaucoup d’impatience ces ARV, car ne sachant plus quelle explication fournir aux malades. Selon le Réseau des Gabonais Vivant avec le VIH au Gabon (REGAP +), 300 personnes sont en attente afin de pouvoir continuer leur traitement.

MG, personne vivant avec le VIH, se demande pourquoi aujourd’hui elle ne peut entrer en possession de ses médicaments. Cette dernière affirme que l’OPN demande aux malades de prendre leur mal en patience, car les médicaments qu’ils reçoivent dateraient de la livraison de 2014, et que ces derniers aussi sont en attente d’une nouvelle livraison de médicaments, d’où la pénurie. MG implore les autorités compétentes de leur fournir leurs médicaments, car c’est grâce à ceux-ci qu’elle est encore en vie depuis 20 ans. Etant mère de famille, elle n’aimerait pas laisser ses enfants orphelins car son mari est décédé. « Si on n’a pas nos médicaments on fait comment ? » conclu-t-elle son argumentaire.
Aussi, la vice-présidente du (REGAP+), lance un cri d’alarme tout en déplorant le comportement de certaines autorités de la République qui restent insensibles à la menace qui pèse sur les vies des personnes séropositives qui se retrouvent aujourd’hui dans une profonde détresse psychologique avec la crainte d’une détérioration rapide de leur santé, pire d’une mort imminente , faute de traitement adéquat.

Fortes de ce constat, les personnes vivant avec le VIH ont tenu à rencontrer Denise Dikoumba, ministre délégué de la Santé, histoire que le membre du Gouvernement se saisisse très rapidement de cette situation. Reçus à son cabinet hier mardi 12 Avril, la ministre a tenu à rassurer ses interlocuteurs en affirmant que la commande des médicaments a déjà été lancée en Inde, et que d’ici peu, les malades seront en possession de leurs médicaments.

Pour rappel, les antirétroviraux sont des médicaments utilisés dans le traitement des infections liées aux rétrovirus, dont le VIH. Ce traitement permet de maintenir le malade en vie, et ce, pendant de longues années. Ces substances améliorent la qualité de vie des patients, en rendant la charge virale indétectable dans le sang, et restaurent le taux de CD4 qui est une reconstitution immunitaire. En somme, la prise d’antirétroviraux constitue un traitement à vie, sans interruption de la part du malade.


MI

Vos commentaires

Répondre à cet article

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Suivre les commentaires : RSS 2.0 | Atom

Articles relatifs