PDG et Opposition, où sont les anges ?

mercredi 6 janvier 2016 Politique


La Bible, le livre saint des chrétiens, entendez ceux qui croient en Jésus- Christ, nous apprend qu’il y a eu des anges guidés par Dieu, avec pour mission essentielle de venir apporter à l’humanité ce dont elle a besoin pour comprendre qu’il n’y a qu’une seule voie pour la conduire à l’« Excellence », le Fils de l’homme. Or, sur cette basse terre, de plus en plus de gens se font passer pour des messies, se targuant de faire de la « politique », alors qu’ils ne rêvent que de prébendes. D’où leurs incessantes querelles de clocher ! Où sont- ils les anges ?

Il est de coutume dans toutes les Républiques au monde que ceux qui sont au pouvoir rendent compte de leur bilan, surtout lorsqu’ils sont en fin de mandat. Cet exercice pour le moins ennuyeux par ces temps de récession économique caractérisés par une hausse de l’inflation, une courbe ascendante du chômage, une demande de plus en plus grandissante devant une offre en baisse croissante et une conjoncture défavorable, relève des douze travaux d’Hercule d’autant qu’il faut pouvoir savoir où situer les responsabilités qui ne se trouvent pas forcément dans la face immergée de l’iceberg, celle voulue cachée, représentant pourtant une superficie, pour coller à l’image, impressionnante, croyant se défaire de tout jugement accablant.

 En effet, croit-on que si ceux qui ont servi auprès d’Omar Bongo Ondimba pendant plusieurs années, voire des décennies, s’attelaient, plutôt que de passer leur temps à discourir, à « refaire » la société, il y aurait autant de mécontents et les choix seraient-ils plus difficiles qu’aujourd’hui ? L’attitude de ceux qui étaient aux affaires sous le régime Bongo Ondimba est celle de guerriers qui ont perdu un espace vital et dont le rêve est celui de le reconquérir par tous les moyens qui existent.

Point n’est besoin de rappeler à la face du monde que nombre d’entre eux affichant aujourd’hui, circonstenciellement, des visages d’agneaux, cachent en réalité ceux de lions qu’ils sont en réalité, prêts à dévorer la première des proies qui se présentent à eux, s’il vous arrivait comme l’on nous le raconte, de les sauver d’une noyade.

Pour mieux vous édifier sur les propos laconiques que nous tenons, un proverbe « punu » du Gabon dit que la Panthère avant qu’elle ne dévore un autre animal, s’attaque à la civette qui a le même pelage qu’elle et est donc sensée être de la même famille qu’elle. Combien de Gabonais ne sont pas déçus des traitements à eux réservés par ces femmes et hommes de l’opposition, non seulement pendant qu’ils étaient aux affaires, mais aussi alors qu’ils disent vouloir refaire le monde et redonner à tout gabonais sa dignité perdue ? Du coup, en est-on à se rappeler feu Simon Oyono Aba’a qui, lors d’un meeting qui est resté mémorable, avançait qu’un serpent était toujours un serpent, parlant d’Omar Bongo Ondimba dont il redoutait la ruse et l’intelligence pour qu’il croit un seul instant en sa capacité et volonté de se muer en démocrate.

L’Argument, celui qui vaille aujourd’hui, est celui de se tourner dans un premier temps vers la jeunesse qu’il faut positivement canaliser pour la rassurer et lui donner sainement les moyens de s’affirmer, le XXIème siècle étant, à notre humble avis, le sien avant de moraliser la société tout entière sur l’impérieuse nécessité qu’il y’a aujourd’hui de marier les genres, car comme le disait… « Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait ».

« Sa gunu, sa gunu, sa gunu, sa gunu ! ». P.C. Akendengué.

Les partis politiques de nos jours doivent certes encore se fier aux discours, même surannés des anciens, qui par l’expérience qu’ils trainent ont beaucoup à enseigner aux plus jeunes, mais doivent savoir un instant faire la démarcation entre le présent et le passé. La preuve, les automatismes d’Omar Bongo Ondimba ne sont peut- être plus à la mode et ses recettes miracles aussi, car la méthode est une chose, l’homme, une autre, allez-y comprendre !

A l’époque de « papa », lorsqu’un enfant, fut- il le sien ou celui d’un voisin d’adversaire, se plaignait de manquer de quelque chose, quel que soit la manière dont cela était formulé, une solution était trouvée à sa préoccupation, l’essentiel était de frapper à la bonne porte. Combien, sans tenir compte de l’opposition qui aura beau rôle de dire qu’elle n’est pas aux affaires pour s’occuper des affaires de la République, s’adonnent-ils de nos jours à un tel cérémonial s’il faut ainsi le dénommer ? Même entre eux, des clans sont perceptibles entres ceux qui possèdent et les démunis. C’est à croire que l’histoire qui conduira les Gabonais au bonheur n’est pas prête à se réaliser avec Jean Ping, Jean Eyeghé Ndong, Casimir Oyé Mba, Zacharie Myboto, bref avec ceux qui se targuent d’avoir la pilule sacrée et miracle pour amener leurs compatriotes qu’ils ont floué pendant de longues années lorsqu’ils étaient aux avants- postes, sur la voie de la prospérité.

Par contre, leurs frustrations pourraient être partagées par effet d’agrégat avec la « masse populaire » essentiellement constituée de jeunes, mais qui malheureusement pour eux ne partagent pas fondamentalement les mêmes aspirations qu’eux. Comment leur faire partager que la politique est aussi affaire de générations et surtout de prédispositions et leur faire accepter à l’occasion que ce qu’a réussi Omar Bongo Ondimba, il n’est pas consigné quelque part dans les cieux en ce XXIème siècle, chargé de surprises de tous genres, que eux- aussi, ils soient capables de le réaliser, surtout pas en faveur des Gabonais, ces derniers les connaissant les uns comme les autres et redoutant un retour à la fixation, aux égoïsmes, au népotisme, au fétichisme, à la sorcellerie politique pour reprendre l’expression chère à Bruno Ben Moubamba, président de l’une des factions de l’Union du peuple gabonais, UPG.

Le terrain politique au Gabon souffre du manque d’hommes ayant intégré véritablement les notions fondamentales du « vivre ensemble », de justice et d’équité, ainsi que celles relatives au respect des droits de l’homme, même si de coutume, on les entend défendre toutes ses valeurs qu’ils sont quelques instants après près à trahir. Louis Gaston Mayila, passé aujourd’hui dans les rangs de l’opposition, recommandait du temps où il était à la tête du PUP, de garder les yeux bien ouverts « missu bala » !


Dounguenzolou

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