P.E.A., ballon d’or africain 2015 à Libreville : La « Panthère » célèbre le sacre avec ses compatriotes

samedi 9 janvier 2016 Sport


« Parents, éduquez vos enfants, enfants, écoutez vos parents ! », c’est sur ces mots qui ont suscité l’émotion dans la salle qui a accueilli la cérémonie de remise de la récompense au chef d’Etat gabonais Ali Bongo Ondimba, que s’est achevée l’intervention laconique, mais chargée de sens du jeune international venu avec la permission de son club de Dortmund, fêter sa distinction tant convoitée auprès de sa famille et de ses compatriotes, le temps d’un séjour.

« Il n’y a pas de sots métiers, il n’y a que de sottes gens » entend- on souvent dire. Pierre- Emerick Aubameyang est l’exemple typique qui nous démontre que cette pensée n’est pas vaine. L’enfant de Pierre Aubame « Yaya » qui, à l’âge de quinze ans, était tenté par l’arrêt des activités sportives, footballistiques notamment, parce qu’il pensait ses performances dans le domaine loin de se réaliser, est aujourd’hui un champion à l’échelle continentale, marquant l’histoire d’un petit pays, le Gabon, de par sa démographie et le nombre de ses trophées tant collectifs qu’individuels. Ce, parce qu’il a bénéficié du soutien indéfectible d’un père qui a de tout temps pendant les basses et hautes saisons pesé sur son comportement, lui ressassant qu’il faut à un homme s’armer de courage et travailler d’arrache- pieds si dans sa conscience, arracher des trophées fait partie des priorités.

 Et c’est parce que Pierre Aubame « Yaya » a mis du sien en terme de conseils d’abord, d’encadrement technique ensuite que le petit Pierre- Emerick s’est non seulement armé de patience, mais aussi de résistance pour faire face à la dure réalité de la vie professionnelle qu’il embrassa en Italie où il acheva sa formation au Milan AC, pour ne plus refaire un pas en arrière, au point de faire aujourd’hui la fierté de tout un pays et d’un continent. Ce qui lui vaut un enchainement logique qui le conduit dans un premier temps d’Italie en France où il est l’objet de prêts consécutifs partant du Dijon FCO à l’As Saint-Etienne en passant par Lille OSC et l’AS Monaco, avant d’atterrir en Allemagne au Borussia Dortmund en 2013.

 Pierre- Eemerick Aubameyang sort certes de l’ordinaire puisqu’il est le premier gabonais à s’être distingué par son travail et son sérieux intégrant l’hygiène de vie, ce qui a de tout temps fait défaut aux footballeurs gabonais, du moins à la majorité d’entre eux, mais il reste quelqu’un qui doit tout à ses performances qui vont crescendo. Cet exemple, osons nous-penser, servira de détonateur à la jeunesse gabonaise en particulier, africaine en général, pour qu’elle s’imprègne de la maxime « aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre d’années ». Et oui, Pierre- Emerick n’en n’a que 26, de quoi dire qu’il a devant lui un avenir radieux qui nécessite cependant qu’il sache désormais se prendre en charge, car à partir de maintenant, il doit nous donner l’impression qu’il se détache de plus en plus de la tutelle parentale pour se faire sa propre opinion de la vie. Mais, nous croyons que c’est chose faite à en juger par son adresse lors du discours tenu à la présidence de la République vendredi 8 janvier 2016.

Pierre- Emerick, Ballon d’or, le plus dur commence !

La République exulte, c’est bien et légitime, quoi de plus normal, Pierre-Emerick Aubameyang vit cela dès aujourd’hui comme un poids sur les épaules, car 2017 approche et le Gabon, son pays, dont il est le capitaine de l’équipe nationale « les Panthères » s’apprête à abriter la Coupe d’Afrique des Nations, (CAN)et Ali Bongo Ondimba tient à ce qu’avec le sociétaire de Dortmund son pays remporte la compétition, à cet effet il lui a demandé de faire tout ce qui en son possible pour honorer ce vœu.

Les Gabonais, ceux qui sont encore animés d’un instinct patriotique, doivent applaudir des deux mains ce geste du sort qui fait d’un des leurs une idole, mais, faut- il encore qu’ils sachent accompagner l’acteur en pensées et en actions si tant est qu’ils veulent mériter de lui le meilleur. Si Yaya Touré et André Ayew qui convoitaient avec Pierre- Emérick Aubameyang le ballon d’or africain sont restés amers, c’est qu’il y’a bien des raisons de croire qu’il est alléchant ledit ballon et qu’il est donc impérieux, voire nécessaire à tous les compatriotes de veiller à la protection de leur « héros ». Sans doute aussi un appel en direction des autorités pour qu’elles s’investissent davantage dans l’option « sport- études » en respectant un tant soi- peu les standards internationaux, les seuls susceptibles d’amener la jeunesse s’affranchir de la paresse et de l’inconscience pour comprendre enfin qu’il faut tenir compte du précepte de la Bible qui veut que l’on s’aide pour que le ciel lui nous aide par la suite.  


Dounguenzolou

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