Nuisances sonores : Quand la coupe déborde !

jeudi 7 janvier 2016 Société & environnement


En dépit des mesures gouvernementales visant à lutter contre les nuisances sonores à Libreville, le phénomène perdure, au grand dam des habitants. Dans les quartiers populaires et périphériques de la capitale gabonaise, le tintamarre ne cesse qu’à des heures très avancées de la nuit. Bars et églises dites de réveil font vivre un calvaire aux populations avoisinantes. Les riverains peinent donc à trouver la quiétude à laquelle ils ont pourtant droit.

Au début du magistère du Président Ali Bongo Ondimba, la décision prise en Conseil des ministres sur la fermeture des débits de boissons à 22 heures avait causé l'indignation et l’ire des consommateurs, au point de soulever le syndicat des gérants et responsables de ce type d'établissements qui craignaient une déstabilisation de leurs commerces. Cette loi avait pour but de limiter la consommation d'alcool devenue explosive et de veiller à la quiétude nocturne des citoyens. Pourtant, 6 ans plus tard, un laisser-aller s'est installé et les tenanciers de bars foulent allègrement aux pieds la mesure, et ce, sans être inquiétés.

Et comme si ce n’était pas suffisant, les églises dites éveillées, se mettent aussi dans la danse. Une véritable cacophonie ! Un vacarme spirituel agrémenté de chants, de bruyantes acclamations et de hurlement frisant l’hystérie. Et dans cette communion avec le Très Haut, la quiétude des voisins est vraiment le cadet des soucis des fidèles. Les cultes de prière, jusqu'à quatre par jour, et ce à plusieurs reprises dans la semaine, troublent véritablement la quiétude des habitants logés à proximité.

Et pour preuve, 92 plaintes ont été déposées contre ces églises rien que dans la commune d'Owendo, au sud de Libreville en novembre 2014. Pour éviter de tels désagréments, la maire de la commune, Jeanne Mbagou avait préconisé une insonorisation des salles de culte pour la tranquillité des uns et des autres.La mairie de Libreville, quant à elle, dans son opération de recouvrement des taxes municipales lancée en juin 2015, a inclus les délits de nuisances sonores pour les établissements de nuit, les bars, les snack-bars et les bars restaurants qui enfreignent la règlementation. Mais, cela ne semble apparemment pas décourager certains gérants qui ne s'en cachent presque plus.

Vivement un renforcement de la rigueur législative voire pénale sur cette question quand les honnêtes citoyens n'ont même plus la possibilité de se reposer en paix !


Carl Thomas

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