« Le meeting de Rio n’a jamais été interdit », selon Jean de Dieu Moukagni Iwangou

lundi 5 janvier 2015 Politique


Le jeu de ping-pong entre les membres de l’opposition et le gouvernement pour savoir à qui incombe la responsabilité des événements survenus le 20 décembre dernier au quartier Rio de Libreville et qui ont entrainé le décès de l’étudiant gabonais, Bruno Mboulou Beka, n’est pas près de s’arrêter. Après l\’interpellation du ministère de l\’Intérieur sur ce dossier, le Fuopa, par la voix d\’un de ces leaders, Jean de Dieu Moukagni-Iwangou, nie à son tour toute responsabilité dans le triste bilan des évènements du 20 décembre, arguant le meeting qui devait se tenir ce jour, n’avait jamais été interdit. Ses camarades et lui n’étaient donc pas, selon lui, dans l’illégalité.

14.0pt;line-height:115%;font-family:Cambria;mso-bidi-font-family:Arial;
color:black;background:white\">Samedi 3 janvier, Jean de Dieu Moukagni Iwangou,
un des leaders du Front uni de l\’opposition pour l\’alternance (Fuopa) a tenu un
point de presse à sa permanence politique située au quartier 
Glass. Lors de cette conférence, le membre de l’opposition accompagné de
ses pairs, a démenti et refusé toute responsabilité dans les événements
malheureux survenus le samedi 20 décembre lors du meeting de Rio, et qui ont
causé le décès de l’étudiant Bruno Mboulou Beka.

14.0pt;line-height:115%;font-family:Cambria;mso-bidi-font-family:Arial;
color:black\">A travers ce point de presse,  il était question pour le Fuopa de faire la lumière sur la marche  du 20 décembre et affirmer que celle-ci n\’avait jamais fait l’objet d’une interdiction de la
part des autorités compétentes, raison pour laquelle elle a eu lieu, selon Jean
de Dieu Moukagni Iwangou. Cependant, si tel est le cas, pour quelle raison le
ministre de l\’Intérieur les avait-il mis en garde  la veille de la marche pour signifier  les raisons du  refus de cette manifestation ? Et
pourquoi juste après la manifestation, plusieurs membres du Fuopa avaient crié
à l’injustice en évoquant l’interdiction qui leur avait été faite de tenir ce
meeting ?

14.0pt;line-height:115%;font-family:Cambria;mso-bidi-font-family:Arial;
color:black\">Selon Jean de Dieu Iwangou Moukagni, le ministre
de l\’Intérieur aurait fait  preuve  d\’abus de pouvoir en entravant  le travail du gouverneur et d\’autres autorités
locales, en violation des lois établies.

14.0pt;line-height:115%;font-family:Cambria;mso-bidi-font-family:Arial;
color:black\">

« Au
nom de la loi, j’affirme avec force, et je persiste pour dire devant toutes les
opinions, que le meeting du samedi 20 décembre 2014, convoqué régulièrement par
les membres du Front de l’Opposition pour l’Alternance n’a jamais été interdit.

normal\"> Cambria;mso-bidi-font-family:Arial;color:black\">Sous la foi de cette affirmation, l’usage des
armes de la République contre un Peuple aux mains nues place le régime gabonais
au centre d’un scandale, qu’il lui appartient d’assumer seul, devant la
communauté nationale et internationale.

normal\"> Cambria;mso-bidi-font-family:Arial;color:black\">Chers amis, en République gabonaise, les
réunions publiques sont régies par la loi n°48/60 du 8 juin 1960. Puisque la
loi est l’expression absolue de la volonté du Peuple, je vous invite à
revisiter cette loi, (...) afin que nous puissions tous et chacun, découvrir
l’abus du droit, qui se trouve au fondement d’une forfaiture, aussi
insoupçonnée qu’inacceptable. (...), à l’article 2, dispose que les réunions
publiques sont libres. C’est le principe. En son article 5, la loi précise que
les organisateurs sont toutefois tenus à une Déclaration préalable, fournissant
les indications utiles sur le jour, le lieu et l’heure de la réunion envisagée.
L\’article 6, la loi dispose que l’autorité compétente, et donc destinataire de
la Déclaration préalable est l’autorité locale, notamment la Mairie là où elle
existe. Au 9e article, la loi reconnait à l’autorité locale, le droit
d’interdire la réunion publique, si sa tenue présente une menace pour l’ordre
public
font-family:Cambria;mso-bidi-font-family:Arial;color:black;background:white\"> »,
a-t-il déclaré.
font-family:Cambria;mso-bidi-font-family:Arial;color:black\">

De ce fait, pour ce dernier, la demande d’organisation
de meeting présentée par sa coalition a été formulée légalement. Ce qui n\’est
pas le cas pour l\’interdiction du ministère de l\’Intérieur.

14.0pt;line-height:115%;font-family:Cambria;mso-bidi-font-family:Arial;
color:black\">

« Cette
interdiction doit être écrite, motivée, notifiée aux organisateurs, et transmise
à l’autorité hiérarchique déconcentrée, qui est le Préfet, donc le Gouverneur,
à qui la loi reconnait le pouvoir, ou d’entériner l’interdiction, ou de la
rapporter. En son article 11, et pour veiller au respect de l’ordre public,
l’autorité compétente peut déléguer sur les lieux un préposé de
l’administration, avec droit d’arrêter la réunion. En application des
dispositions légales, qui lui sont parfaitement opposables, l’on doit constater
que :

A la Déclaration préalable, Monsieur le Ministre
de l’intérieur a institué une autorisation préalable, qu’aucune disposition
légale ne prévoit.

En agissant ainsi, il a commis un abus du droit
 ;

A l’autorité locale, instituée par le
législateur pour garantir l’efficacité de la loi sur toute l’étendue du territoire,
Monsieur le Ministre de l’intérieur a ramené autour de sa seule personne un
centralisme réducteur, qui neutralise les pouvoirs du Gouverneur, et
d’installer à l’envie cette discrimination qui, pour le même objet et pour le
même jour, l’a conduit à autoriser le Parti Démocratique Gabonais (PDG) à tenir
une marche à Ntoum, après avoir écumé l’ensemble du territoire, et de refuser
au FRONT, le droit de tenir son premier meeting à RIO.

En agissant ainsi, il a commis un abus du droit
 ;

A la décision motivée, instituée aux fins
d’interdiction, et notifiée aux organisateurs, Monsieur le Ministre de
l’intérieur n’a pris aucune décision, en l’occurrence un Arrêté, privant les
organisateurs de toute possibilité de recours.

En agissant ainsi, il a commis un abus de droit »
, a t-il insisté.

Avant de rajouter : « A partir de ce moment, nous sommes en face
d\’un véritable scandale, que le régime va devoir, seul, assumer devant la
communauté nationale et internationale ».

line-height:115%;font-family:Cambria;mso-fareast-font-family:Calibri;
mso-fareast-theme-font:minor-latin;mso-bidi-font-family:Arial;color:black;
mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:EN-US;mso-bidi-language:AR-SA\">
Cambria;mso-fareast-font-family:Calibri;mso-fareast-theme-font:minor-latin;
mso-bidi-font-family:Arial;color:black;mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:
EN-US;mso-bidi-language:AR-SA\">
Toutefois, ce ne sont pas ces déclarations qui
serviront la cause des personnes  arrêtées lors de cette manifestation le 20
décembre dernier et qui doivent comparaitre devant le parquet de Libreville
ce lundi 5 janvier.



LR

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