9e Escales Documentaires de Libreville : le documentaire gabonais impose sa marque

mercredi 3 décembre 2014 Culture & people


Lundi 1er décembre 2014, sous le regard de spécialistes et passionnés du 7e art, la 9e édition des Escales Documentaires de Libreville a ouvert ses séances de projection de films documentaires par la présentation de l\’œuvre, \"Le Club des silencieux\" réalisée par Yveline Nathalie Pontalier, qui dresse un portrait de la condition sociale des malentendants au Gabon.

C\’est au cœur d\’un
\"monde\" et d\’un langage peu connu du public gabonais et étranger que
la cinéaste gabonaise, Yveline Nathalie Pontalier, a plongé durant 52 minutes, l\’assistance
venue lundi 1er décembre découvrir son documentaire, \"Le Club des
silencieux\".

\"Le Club des
silencieux\" est un portrait  de la
vie quotidienne des malentendants et soulève plusieurs problématiques, dont celle
liée à l\’exclusion de ces citoyens dans la société gabonaise.

En effet, animés par l\’envie de
participer un jour à la Coupe du monde de football des malentendants, Abou, le
coach de l\’équipe et les personnages du documentaire qui composent l\’équipe de
football des malentendants du Gabon, parviendront par leur propres moyens, à aller
au Cameroun, affronter leurs adversaires de même condition.

Tout au long de ce documentaire,
ce sont tour à tour, les questions d\’intégration sociale des malentendants, de
leur accès à l\’éducation, au travail, du devenir de la jeunesse malentendante,
de l\’exclusion sociale et familiale, de l\’accès aux structures publiques telles
que des stades, qui sont mises en avant, tout en exposant la beauté du langage des signes qui interpelle la
conscience collective.

Une vraie critique en images qui
invite chacun à s\’interroger sur son implication dans l\’action et le devenir de
ces malentendants pourtant Gabonais au même titre que les autres.

Pendant 52 minutes, le film a su
retenir l\’attention de l\’assistance venue de 
divers horizons, et se faire une place dans leur conscience puisque les
réactions fusaient de part et d\’autres de la salle de projection de l\’Institut
Français qui a accueilli les premières projections de la 9e Edition des Escales
documentaires de Libreville.

D’autres documentaires gabonais  seront programmés durant les prochains jours,
parmi lesquels \"Le Gris en sursis\" d\’Antoine Abessolo Minko,
\"Lord du camp 6\" de Roger Biloghe Bi N\’noh, mettant en scène le
travail des enfants et la chasse en forêt gabonaise sont à venir.

A titre d’information, Yveline
Nathalie Pontalier, réalisatrice gabonaise, a fait des études en Techniques de
l\’image du cinéma à Bruxelles. Les problématiques de l\’exclusion sociale sont
des sujets assez récurrents dans ses œuvres. Ces choix sont stimulés par son
parcours personnel, son environnement, et l\’envie d\’écouter les gens que plus
personne n\’écoute, pour leur permettre de s\’exprimer en montrant la complexité
de leur vie au-delà des clichés.


SYB

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