Le film gabonais « Moane Mory » présenté au Short Film Corner du Festival de Cannes 2014

mardi 13 mai 2014 Culture & people


Sélectionné dans la programmation du « Short Film Corner » du Festival de Cannes qui s’ouvre le 14 mai 2014, « Moane Mory », le court-métrage du réalisateur gabonais Amédée Pacôme Nkoulou, est un drame qui dénonce les problèmes relatifs à l’absence paternelle et traite de la passion et de l’interdit.

Inspiré d\’un fait réel, \"Moane
Mory\", l’œuvre du jeune réalisateur Amédée Pacôme Nkoulou, retrace
l\’histoire d\’une relation amoureuse  et
incestueuse  qui réunit  les acteurs  Michel Ndaot dans le rôle du père et de l\’amant
incestueux, Eunice Biyoghe, dans le rôle de la fille et Luce Malekou qui
incarne  la mère.

 

Projeté pour la première fois le
8 mai 2014  à l’Institut français de
Libreville (IFG), au cours  du Festival
du cinéma européen, le film sera présenté au \"Short Film Corner\" du Festival
de Cannes dès le 14 Mai prochain.  Un rendez-vous,
en marge de la sélection officielle de ce festival qui se veut le lieu privilégié des producteurs
et réalisateurs de court-métrage pour présenter leurs films, concrétiser des
rencontres et engager des actions déterminantes pour leur carrière future.

 

« ‘’Moane Mory’’, c’est l’histoire d’un individu, une amie
que j’ai personnellement connue et fréquentée, mais qui est malheureusement
décédée. C’est donc elle qui m’a inspiré ce film. Souvent, il m’arrive de vivre
certaines situations, de les analyser et de m’interroger sur les personnes que
je rencontre dans la rue, celles avec qui je discute et finis par sympathiser.
Et à ce moment, je me dis qu’il se peut qu’on ait des liens familiaux, sans
toujours le savoir. Ce qui m’a conduit à la conclusion qu’on peut se côtoyer,
fréquenter les mêmes milieux, sans véritablement se connaître
 »,
a confié Amédée Pacôme Nkoulou.

 

Réalisé avec le concours de
l\’Institut gabonais de l\’image et du son (Igis) pour les moyens techniques et
financiers, Mwane Mory se veut la rencontre entre deux générations également  à travers le choix des acteurs. C\’est aussi,
une occasion pour le réalisateur d\’interpeller la société gabonaise sur cette
histoire tragique.

 

« Au fil des réflexions, j’ai eu l’idée du film qui, dans une certaine
mesure, est d’abord une façon de rendre hommage, à ma manière, à cette amie
disparue, ensuite espérer faire tirer une leçon de cette histoire qui peut
arriver à chacun de nous. Pour la distribution des rôles, je suis parti d’un
principe qui est de plus en plus le modèle de distribution de rôles dans la
plupart des pays dans le monde. Je voulais allier deux générations. Mais le
choix de Michel Ndaot comme acteur principal pour ce film m’est apparu évident,
en raison de sa corpulence, parfaitement adaptée au rôle, à mon sens
 »,
a ajouté le  réalisateur.

Il ne reste plus qu’à lui
souhaiter pour sa première participation à une compétition internationale.


ACB

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