Trouver des stratégies de développement pour la Doutsila

lundi 16 juillet 2012 Speciales

Tel était le principal objectif que les ressortissants de la Doutsila présents à Libreville se sont donné samedi dernier au cours d’un forum organisé à l’immeuble Arambo de Libreville, à l’initiative du député de ce département, Emmanuel Idoundou, préoccupé par l’état de vétusté des infrastructures routières, sanitaires et scolaires de la contrée.

Le département de la Doutsila, dans la province de la Nyanga, doit être en phase avec la politique de l’émergence qui vise le développement du Gabon. C’est la principale préoccupation des ressortissants de ce département réunis samedi dernier à Arambo lors d’un forum organisé par le député de cette contrée, Emmanuel Idoundou. Une occasion pour les Doutsilois de présenter et de retenir les préoccupations prioritaires afin de sortir la Doutsila de sa situation actuelle qui plonge ce département dans un sous-développement qui ne dit pas son nom. Une initiative louable, car ces échanges permettront au député de recueillir directement les attentes les populations afin de les traduire auprès des pouvoirs publics tout en espérant qu’elles soient prises en compte dans la prochaine loi de finance.
La route, la santé, l’éducation et l’agriculture ont constitué les principaux points évoqués au cours de cette rencontre qui a permis de mettre en exergue des stratégies visant à développer le département. S’agissant du premier point cité, le département de la Doutsila, comme plusieurs autres départements du pays, ne dispose pas de voies de communication adéquates du fait de l’état de dégradation très avancée de la route. A cet effet, le vœu de voir les tronçons du canton de la haute Ngongo, notamment Mabanda-Nzinga, Nzinga-Bandamamba et Nzinga Doutsila frontière être réhabilités, a été clairement émis par les Doutsilois. Ces tronçons étant frontaliers du Congo, enregistrent un flux important d’usagers. Réhabiliter ces tronçons faciliterait l’activité économique entre les deux pays. La province de la Nyanga, en général, et Mabanda, en particulier, reconnue pour sa forte activité agricole, ces produits peinent à être acheminés vers les grandes villes de la province à cause du mauvais état de la route.
La situation du centre médical de la Doutsila n’est pas restée en marge des préoccupations. Le bâtiment de cette structure sanitaire étant non seulement dans un état de vétusté mais on dénote aussi plusieurs manquements dans son fonctionnement, notamment avec l’inexistence d’un bloc opératoire, l’absence d’un médecin, d’un véhicule de liaison, de médicaments, bref les populations ne peuvent pas se faire soigner correctement.
L’école communale qui avait formé plusieurs cadres de la contrée a besoin d’être réhabilitée, car elle ne colle plus aux normes d’une école moderne. La culture du riz doit également reprendre, selon les Doutsilois. Dans un passé récent la culture rizicole faisait la fierté du département et réduisait le chômage et l’exode rural.
Emmanuel Idoundou, après avoir pris acte des préoccupations des uns et des autres, a édifié ces derniers sur la nécessité pour chacun de se mettre au travail pour la construction du département. Toute chose qui relève de la nouvelle vision d’une politique participative comme le veut le Parti démocratique gabonais. Selon l’honorable, l’Etat et les populations doivent conjuguer leurs efforts afin d’atteindre les objectifs de développement. En prenant l’exemple de la culture rizicole, Emmanuel Idoundou a invité les siens à s’approprier cette culture qui limite le chômage, surtout pour les jeunes désœuvrés du département qui désertent les villages pour s’installer dans les grandes villes.


Gaboneco

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