Notations internationales : Pas de quoi s’inquiéter !

mardi 24 mai 2016 Economie


Fitch Ratings, Moody’s et Standard & Poor, les trois agences de notation soutiennent que le Gabon constitue un cas d’école. Toutefois, leurs analyses doivent être prise avec des pincettes, c’est du moins, en substance l’avis de Stanislas Zézé, Président Directeur Général de l’agence de notation panafricaine Bloomfield Investment.

Déficit budgétaire à 3,8% du PIB, perspectives macroéconomiques à long terme négatives ou parfois jugées risquées, le Gabon constitue un cas de notation qui n’échappe pas aux agences de notation financière que sont Fitch Ratings, Moody’s et Standard & Poor. Leurs conclusions relatives à la gouvernance financière du pays donnent souvent matière à polémique. Pour Stanislas Zézé, le PDG de l’agence de notation panafricaine Bloomfield Investment, interviewé par nos confrères de l’Union, "un pays mal noté ne veut pas nécessairement dire qu’il fait preuve d’une mauvaise gestion".

Pour le PDG de Bloomfield Investment, les notes, souvent attribuées par les agences de notation internationale, "peuvent être influencées par des éléments exogènes que ne maîtrisent pas nécessairement les intéressés (pays ou population), et qui sont conjoncturels ou temporels". Cela explique donc que les notes du Gabon, attribuées par Fitch Ratings, Moody’s ou Standard & Poor sont souvent subjectives. La capacité du Gabon à maîtriser les éléments extérieures tels que la fluctuation des prix du pétrole est quasiment nulle renchérit l’analyste.

En la matière, ces notes peuvent parfois avoir un effet accélérateur sur les investissements et les économies des pays notés. "Les investisseurs, rassure t-il, ne cherchent pas que des bonnes nouvelles, mais veulent surtout savoir la capacité de résilience des emprunteurs aux chocs externes" et avoir une vue des retombées à long termes.

Toutefois, reconnait l’analyste, la note des agences internationales est justement basée sur la capacité des pays à faire face à leurs obligations financières en devises étrangères. Elles sont souvent élaborées sur la base du dollar et prennent en compte les paramètres nationaux. "Les agences africaines sont mieux outillées pour établir la qualité de crédit intrinsèques des pays et des entreprises africaines", estime Stanislas Zézé.


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