NOIP : Un gâteau divisé en deux !

mercredi 24 janvier 2018 Economie


Construit par le groupe singapourien Olam à hauteur de plusieurs milliards de francs CFA, le New Owendo international port (NOIP) partage ses principales activité entre GSEZ Port, succursale du groupe Olam et la filiale locale de la multinationale française, Bolloré. Un deal passé sous silence qui fait débat.

Dix-huit mois après sa construction, le Port à cargo d’Owendo, baptisé New Owendo international port (NOIP) est bel et bien opérationnel. Organisée autour des activités inhérentes au vrac et container, GSEZ Port, (Ndlr : succursale du groupe singapourien Olam, propriétaire du port) et la compagnie française Bolloré se partagent les deux activités citées plus haut. La première se contente de l’activité du vrac tandis que son concurrent de départ gère la partie containerisé. Un deal qui fait mouche mais qui selon les responsables de GSEZ Port, ne compromet pas l’appartenance de ce port.
« L’ensemble du port est la propriété de GSEZ. A l’intérieur du port, il y a une co-activité parce que nous avons cédé toute l’activité de container, c’est-à-dire les entrées et sorties du territoire donc, l’export-import à la compagnie Bolloré », confirme un responsable lors d’uns de nos récents passage sur les lieux.

Vieux partenaire de l’Etat, le groupe Bolloré s’accapare donc la gestion du port. Une situation difficile à comprendre vu que le groupe Bolloré n’a pas mis la main à la poche pour réaliser cet ouvrage portuaire. Que s’est-il donc passé ? Selon certaines sources averties de la transaction, le contrat exclusif de concession de 20 ans de gestion du port de Bolloré, depuis 2008, est en réalité un deal passé sous silence. « Aujourd’hui, c’est d’un commun accord que GSEZ et Bolloré ont convenu de l’exploitation de ce port », rétorque le responsable de GSEZ. Malgré la reprise de la gestion de la partie container par Bolloré, GSEZ garde le cap de ses engagements au Gabon.

Des projets comme la construction d’un aéroport à la Pleine Ayémé sont en cours. En effet, pour Olam, il n’est pas question d’abandonner en si bon chemin. « Aujourd’hui, reconnaît le responsable, nous faisons tous ce qui concerne le conventionnel, mais si vous regarder sur la longueur totale du linéaire de 420 m de quai, nous avons une surface qui est représentée plus ou moins par Bolloré mais au-delà de cela, nous sommes en plein projet d’extension du port de plus de 300 m ».


Michaël Moukouangui Moukala

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