Nkok/Usine de placage : La rentabilité des producteurs locaux plombée par des problèmes de logistique

mardi 2 octobre 2018 Economie


Selon The Ply Reporter, environ 350 conteneurs des entreprises locales spécialisées dans la production de feuilles de plaquage et destinés au marché indien sont bloqués au Port de Libreville. Ce problème de logistique et de transport affecte la rentabilité des producteurs locaux basés à la Zone économique spéciale à régime privilégiée (ZERP) de Nkok.

Présenté, il y a seulement quelques mois, comme le premier pays africain producteur de feuilles de plaquage et second mondial, le Gabon éprouve, depuis un moment, des difficultés à affréter une importante cargaison de bois transformés. Cette difficulté éprouvée par les producteurs locaux installés à Nkok, dans la zone économique spéciale à régime privilégié (ZERP), compromet la rentabilité de ce secteur d’activité. « Le scénario logistique local, le manque de disponibilité des navires et le long délai d’expédition vers les principaux pays d’achat compromettent le calcul de nos bénéfices lorsque nous avons acheté des terrains coûteux et des usines établies » sont les principales causes de l’actuel impondérable, selon un fabriquant local.

A en croire The Ply Reporter, la disponibilité des cargos et des conteneurs pose problème aux producteurs de bois installés à Nkok. Pas moins de 350 conteneurs sont bloqués au Port de Libreville par faute de navires. Dans le même registre, le mois dernier, des navires de ligne ont été annulés, d’où l’actuel blocage de matériel au Gabon. Ce qui « met actuellement les fabricants de placages basés au Gabon dans une situation difficile ». En effet, le Gabon peut actuellement exporter 300 à 350 conteneurs par mois en direction du marché indien, mais la lutte pour trouver des conteneurs a augmenté au cours des deux derniers mois.

Cette situation qui compromet les engagements des entreprises privées locales auprès de leurs partenaires met en avant des difficultés endogènes inhérentes aux manques d’infrastructures. Pour Gabon special economic zone (GSEZ) cela est un véritable « problème ».


Michaël Moukouangui Moukala

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